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Encore de la moisson dans le secteur agricole à mettre à l’actif des cent premiers jours du Gouvernement Matata. Le ministre de l’Agriculture et Développement rural (MINAGRIDER),  Jean Chrysostome Vahamwiti Mukesyayira, a inauguré le mardi 19 juin dernier le laboratoire d’analyse des semences de Kenge, chef-lieu du district de Kwango dans la province du Bandundu. Rendu opérationnel, ce laboratoire va permettre l’augmentation de la production de principales cultures vivrières notamment le manioc, l’arachide, le niébé et le soja dans cette partie de la République démocratique du Congo.


     Fruit de la Coopération technique Belge(CTB), le laboratoire d’analyse semencier de Kenge qui vient d’être inauguré fait partie de neuf laboratoires, dont un national à Kinshasa et huit en provinces (Bas-Congo, Bandundu, Kasai oriental, Katanga et la Province Orientale...). Ces derniers ont été construits et équipés par la CTB pour le compte du SENASEM, à travers ces différentes provinces couvertes par les activités du Projet CTB/MINAGRIDER «appui au secteur semencier (ASS)».

     Selon le n°1 du MINAGRIDER, l’intervention de la Belgique vise la restructuration de la filière semencière par la réorganisation institutionnelle et la mise en place des structures de coordination du sous secteur semences. Cet appui passe successivement par le renforcement du SENASEM dans son rôle de contrôle et de certification des semences et par l’appui au secteur privé pour sa participation à la production des semences  certifiées. Et aussi par la promotion et la commercialisation des semences de qualité des variétés homologuées et inscrites au catalogue. 

     C’est dans cette optique qu’il précise que la profession de production et celle de la commercialisation relèvent du secteur privé. Le rôle de SENASEM  ne se limite qu’au contrôle et à la certification des semences conformément aux normes en vigueur.

     «Le SENASEM ne peut en aucun cas, se livrer à la production des semences ni par lui-même, ni par le biais de ses agents au risque de s’ériger à la fois en juge et partie et faire concurrence aux privés», précise le ministre.

     Il se  dit confiant quant aux retombées positives de l’implantation de ce laboratoire qui va donner un plus dans la production. «Ce laboratoire, soutient-il, influencera positivement la production des semences certifiées des espèces vivrières et, partant, stimulera d’abord la mise en place d’une véritable industrie semencière et ensuite la naissance d’une classe des professionnels semenciers et l’amélioration de la production agricole pour l’autoconsommation et l’exportation vers Kinshasa». 

     Le ministre reconnaît tout de même que le vide juridique qui caractérise le sous-secteur de la semence préjudicie l’épanouissement harmonieux de ce sous secteur par notamment, l’existence de la fraude matérialisée, par l’injonction dans les circuits de productions et commercialisation des grains venant présenter comme semences. 

     Jean Chrysostome Vahamwiti rassure  les partenaires et les vrais professionnels de la semence qui se découragent  parfois à la suite de cette concurrence déloyale, que les avant projets des lois sur les activités semencières ont été déjà déposés sur la table du premier ministre pour leur transfert au Parlement.

     Dans le contexte actuel caractérisé par la volonté du Gouvernement de faire de l’agriculture la priorité des priorités aux fins d’atteindre la sécurité alimentaire en faveur des populations congolaises, la restructuration de la filière semencière tombe à point nommé.

     Exécuté par la CTB depuis juillet 2007, le projet ASS a pour rôle principal la mise en place de la filière semencière des cultures vivrières (manioc, maïs, riz, haricot, arachide, niébé et soja) les provinces du Bas-Congo, Bandundu, Kasaï Oriental et Katanga. Depuis 2011 les activités du projet se sont étendues dans le district de la Tshopo en province Orientale.

     En plus des laboratoires, les bâtiments construits à travers les provinces abritent aussi les bureaux des agents de SENASEM. Ce qui va leur permettre d’accomplir harmonieusement leurs tâches.  

     Le bâtiment mitoyen de Kinshasa abritera aussi les bureaux du projet ASS et quelques bureaux de la coordination nationale de SENASEM. C’est ce qu’on appelle ; révolution de la modernité prônée par le président de la République Joseph Kabila.Dina BUHAKE

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