![]()

L’Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental a adopté, le mardi 19 juin dernier, un édit portant réglementation des barrières routières sur toute l’étendue de la province. Selon les députés provinciaux, il s’agit de mettre fin aux entraves à la libre circulation des personnes et leurs biens sur le sol ouest-kasaïen, indique une dépêche de la Radio Okapi, publié hier.
A en croire la source, ce nouvel édit reconnait licite uniquement la barrière autorisée par l’autorité compétente dans le but de percevoir une taxe au profit de la province ou de maintenir la sécurité. Il recommande de lever cette barrière à la fin des circonstances ayant justifié son érection. Quel que soit le besoin, l’Assemblée provinciale recommande de distancer les barrières d’au moins 200 kilomètres et de déterminer leurs modalités d’application dans un arrêté signé par le gouverneur de province.
L’édit veut aussi punir, d’une peine de servitude pénale principale allant de 6 à 12 mois avec une amende de 100 000 FC (environ 111 dollars américains), toute perception qui ne soit pas une taxe légalement instituée au profit de l’Etat et toute corvée infligée par les agents percepteurs. Ces perceptions illégales devront être saisies et restituées à leurs propriétaires sans préjudices de dommages et intérêts. La société civile, qui se félicite du vote de cet édit, renseigne la radio onusienne, reste divisée sur sa promulgation. Cependant, pour le coordinateur provincial du Cojeski, il faudra attendre l’élection du nouveau gouverneur.
Soulignons que M. Muamba Kantu Kanjila, ministre provincial sortant de l’Intérieur et de l’ordre public a été désigné gouverneur intérimaire du Kasaï Occidental par l’autorité de tutelle conformément à l’article 31 de la loi 08/012 portant principes fondamentaux de la libre administration des provinces au regard de sa présence dans l’équipe précédente. Pendant son règne, le numéro 1de l’exécutif provincial, aura à assurer les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un autre chef de l’exécutif provincial. Il aura également aussi à poser d’autres actes dans l’intérêt de la province sans se référer à qui que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, précise l’Agence congolaise de presse (Acp).
S’agissant des nouvelles élections du gouverneur et de son vice, la balle revient maintenant à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui, au moment venu, devra se pencher pour l’organisation du scrutin, qui dotera la province des nouvelles autorités. Mais aussi à la grande famille politique, la Majorité présidentielle (Mp) de se prononcer comme la Ceni, au temps opportun. Par ailleurs, d’autres voix se lèvent pour dire que la motion de censure adoptée par les députés provinciaux contre les Hubert Kabasubabu, le gouverneur déchu, a été illégale.
Des sources sûres, on apprend que la victime aurait sollicité le concours de la Cours suprême de justice (Csj) pour rétablir la vérité des faits. Car, il ne reproche pas dans les griefs évoqués par les députés provinciaux. Son entourage parle d’une cabale, orchestré contre lui. En attendant que la Cjs déjà saisie se prononce, les choses ont pris d’une vitesse dans cette province qui tient à sortir de tous les marasmes qui débloquent son essor.
Yassa