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*Cinq jours après la clôture de la session de mars, Aubin Minaku a ouvert la session extraordinaire qui ira du 20 juin au 19 juillet 2012. Celle - ci s’avère très capitale dans la mesure où elle permettra notamment l’évaluation du processus électoral, l’examen du projet de la loi des finances de l’Etat pour l’exercice 2012, etc. *Pour le président de l’Assemblée nationale, le peuple congolais entend démontrer à la face du monde que jamais il ne pourra permettre un jour la balkanisation de son pays quel qu’en soit le prix *Quant à l’examen du Budget 2012, Aubin Minaku émet le vœu que les dépenses soient équilibrées entre différents services et propices à la bonne marche de l’Etat. Mais pour les recettes, les députés nationaux devront veiller à ce qu’elles soient mobilisées au maximum.
Cinq jours seulement après la clôture de la session de mars 2012, Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale a ouvert hier mercredi la session extraordinaire de son institution. Elle a été convoquée conformément aux dispositions constitutionnelles en ses articles 100, 111, et 112, ainsi que les articles 27, 29 et 56 du Règlement intérieur. Cette session qui se veut de tous les enjeux ira du 20 juin 2012 au 19 juillet 2012.
Cependant, la session extraordinaire convoquée du 20 juin au 19 juillet 2011 aura pour matières la validation des mandats, l’amendement du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’évaluation du processus électoral, l’examen du projet de la loi des finances de l’Etat pour l’exercice 2012, l’examen du projet de la loi organique portant organisation et fonctionnement des compétence des ordres des juridictions, le projet de loi organique et complétant la loi n° 06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats, la proposition de loi portant régime général des hydrocarbures, la proposition de loi instituant la Commission national des droits de l’homme et le projet de loi relatif à la conservation de la nature. Toutes ces matières qui n’ont pas été traitées lors de la session ordinaire de mars seront examinées pendant un mois à la session extraordinaire.
Non à la balkanisation de la Rd Congo
Après la clôture de la session ordinaire de mars 2012 intervenue il y a à peine cinq jours, les honorables députés se sont retrouvés hier dans la salle des Congrès, haut lieu de débats démocratiques pour exercer leur mandat parlementaire, répondant ainsi à l’appel du peuple congolais. Dans son discours, le président de l’Assemblée nationale a indiqué que la présence de chacune et de chacun d’entre nous, démontre à suffisance la détermination qui anime notre chambre législative à exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles à savoir, élaborer et voter les lois, mais aussi contrôler les gestionnaires de l’Etat.
« Ainsi que j’ai eu à le rappeler lors de mon discours de clôture de la session ordinaire de mars 2012, notre pays vient de loin et même de très loin. Du cycle infernal, des conflits armés de toutes sortes, les tentatives de déstabilisation, le pillage de nos ressources naturelles, l’utilisation du viol comme arme de la terreur sur nos filles et mères. Sont autant des maux, autant d’antivaleurs qui ont longtemps empêché notre cher pays de pouvoir véritablement s’offrir les moyens de son développement et de l’amélioration du bien-être de son peuple », a-t-il indiqué. Aujourd’hui, indique-t-il, la donne a changé en député de tentatives bellicistes à l’Est de notre pays, plus particulièrement au Nord-Kivu. « Le peuple congolais a su demeurer débout et il entend démontrer à la face du monde que jamais il ne pourra permettre un jour la balkanisation de son pays quel qu’en soit le prix ».
En notre qualité de digne représentant du peuple, nous nous emploierons toujours à agir dans le sens de la défense et de la sauvegarde de ses intérêts et ceux dans le cadre de nos prérogatives constitutionnelles. Dans cette optique, l’Assemblée nationale sera toujours prête à accompagner dans un élan patriotique toutes les autres institutions engagées dans le même combat et pour la même cause sous le leadership du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Point n’est besoin de rappeler qu’au cours de notre session ordinaire de mars 2012, après avoir rempli et accompli avec brio les tâches primordiales qui consistaient entre autre à investir le gouvernement, installer les principaux organes de notre chambre législative, nous avons abordé avec responsabilité nos attributions législatives et de contrôle. Deux projets de lois ont été examinés en plénière, dont l’un a été formellement votée : c’est le projet de loi portant principes fondamentaux de la libre administration des provinces. En revanche l’autre, le projet de loi modifiant et complétant la loi n°06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats sera sauf imprévu voté au cours de cette session. D’autres projets de lois feront l’objet d’un examen approfondi au sein de nos différentes commissions permanentes.
Budget 2012 : Aubin Minaku responsabilise l’ECOFIN
Comme tout le monde le sait, le gouvernement de la République a déposé il y a quelques jours le projet de loi des finances pour l’exercice 2012. Chaque député dispose déjà cet important instrument ainsi que les annexes y relatives. Après le grand retard pris dans le traitement de cette loi essentielle pour la bonne marche de l’appareil de l’Etat, tout devra être mis en œuvre pour l’examiner dans le meilleur délai et ce, après un débat franc et constructif avec le gouvernement.
Ainsi, le gouvernement aura les moyens de sa politique. « Je vous invite chers collègues, particulièrement ceux de la commission Economique et financière à examiner sans complaisance, avec responsabilité et diligence les dépenses telles que programmées afin qu’elles soient équilibrées entre différents services et propices à la bonne marche de l’Etat. Quand aux recettes, les députés nationaux devront veiller à ce qu’elles soient mobilisées au maximum. Cependant, malgré les nombreuses attentes du peuple le sens de responsabilité nous impose entant qu’autorité budgétaire de savoir être réaliste et de n’est pas inscrire d’emblée des recettes difficiles à mobiliser. Ceci, avant de formuler le même souhait en ce qui concerne le débat que nous aurons dans quelques jours sur l’évaluation du processus électoral.
Tirer les leçons du processus électoral
Le président de l’Assemblée nationale a aussi informé l’assistance que la CENI a déposé il y a quelques jours le rapport annuel de ses activités comme l’exige la loi. L’essentielle en ce qui concerne le débat sur le processus électoral est de permettre à la République après un débat franc, responsable et républicain de tirer les leçons et de mettre en œuvre un schéma électoral qui crédibilise davantage nos futures élections. S’agissant de toutes les autres matières prévues pour cette session extraordinaire, il en a appelé à l’assiduité et à la régularité de tous les honorables députés lors des travaux en commission, car c’est au sein des commissions que se forgent l’essentielles des lois et le bureau promet de mettre pour se faire à la disposition des honorables députés de tous les moyens nécessaires en vue de parvenir aux résultats escomptés.
Le défit à relever au cour de la présente session extraordinaire sont immenses. Je persiste à penser que la démocratie, qu’elle soit vielle ou jeune peut et doit se vivre dans l’unité, la sérénité, l’harmonie et la paix. « Au-delà de nos divergences de vues et d’opinions, dont l’existence vivifie notre démocratie. Nous pouvons et devons et par moment démontrer à la face du monde qu’il existe des fondamentaux qui nous unissent dans l’intérêt du peuple congolais ». Ainsi, chaque député pour répondre la pensée de Fombreteau qui consiste « à rencontrer l’autre sans prendre son être, parce qu’il faut juger et pouvoir se justifier pour vivre en commun ». La bonne tolérance comme l’a dit Jeffrey, « c’est de promouvoir les idées d’autrui, bien qu’on ne soit pas d’accord justement d’en discuter ». Il reste convaincu que l’intérêt commun est de voir la Rd Congo, parce que disposant des atouts incommensurables tendre très rapidement vers l’émergence économique et sociale, mais aussi voir notre peuple emprunter définitivement et irréversiblement et ceux avec notre concours le chemin de l’espérance et de la dignité.
L’Avenir