

Selon Didier Reynders qui revient de Bujumbura, la Belgique est prête à aider à l'organisation de cette concertation.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a réitéré le lundi 2 juillet dans la soirée son appel à une concertation accrue entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Selon lui, ce dialogue devrait permettre la résolution des violences gangrenant l'Est du pays.
Il faut vraiment que l'on arrive à ce type de dialogue. Je souhaite que les deux présidents se parlent encre plus à l'avenir “. “Si le Rwanda dit ne pas être une partie du problème, il lui appartient maintenant d'être une partie de la solution, de faire en sorte que l'on mette fin sur le terrain à la rébellion et puis travailler à l'avenir », a notamment déclaré Reynders.
Bruxelles prête à aider
L'homme s'exprimait à l'issue d'un entretien avec Joseph Kabila à Bujumbura.
C'était à l'occasion de la célébration de du 50ème anniversaire de l'indépendance du Burundi.
Le chef de la diplomatie belge a rappelé que Kigali niait tout soutien à la mutinerie des militaires tutsi congolais récemment intégrés dans les Forces Armées de la RDC qu'ils ont déserté pour rallier le Mouvement du 23 mars, alors que des rapports des Nations Unies affirment tout le contraire.
« Il y a là des soutiens extérieurs (aux mutins) qui doivent s'arrêter. Et s'ils ne sont rwandais, je m'en réjouis, il faut faire la démarche inverse : aider à trouver la solution », a poursuivi le diplomate belge, assurant que la Belgique était prête à aider à organiser ce dialogue.
Reynders a demandé au pouvoir rwandais d'appuyer une solution mettant un terme immédiatement à la rébellion, afin de permettre l'arrestation des criminels de guerre tel que Bosco Ntaganda, présumé leader du M23 et recherché par la Cour pénale internationale pour recrutement d'enfants soldats dans le district de l'Ituri. Le ministre belge a, par ailleurs, plaidé pour la participation de Kigali à une meilleure gestion de sa frontière avec la RD Congo, avec l'aide de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Chisambo accuse
Alors que le président Kabila s'est toujours refusé à citer nommément le Rwanda pour son ingérence en RD Congo, contrairement à son gouvernement, Marcellin Chisambo, un de ses anciens conseillers, devenu gouverneur de la province du Sud-Kivu, a assuré lundi soir devant quelques journalistes que “tout le mode a des éléments de preuves de l'implication de pays voisins dans ce qui nous arrive “. « Ils doivent savoir ce qui se passe », a insisté Chisambo, qui se déplace toujours avec des béquilles depuis le grave accident d'avion survenu le 12 février dernier à Bukavu.
YHR