![]()
Intense activité hier au ministère des Postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTNTIC). Tryphon Kin-Kiey Mulumba s’est d’abord entretenu avec les opérateurs du GSM en RDC, avant de recevoir les responsables des chaînes de télévision et de radio privées émettant à Kinshasa.
Au menu de ces entretiens, la vente de la licence 3G pour les opérateurs de téléphonie cellulaire et le paiement des redevances pour les médias. L’heure est donc à la mobilisation des recettes en vue de renflouer les caisses de l’Etat. Déjà, pour la vente de la licence 3G, le trésor public empoche 60 millions Usd ce jour grâce à la politique menée par le ministre des PTNTIC.
Réussir à mobiliser 60 millions usd pour le compte du trésor public, en seulement un mois de travail au ministère des PTNTIC, il faut bien être «surdoué» pour y arriver. C’est à cet accord que sont arrivés hier Tryphon Kin-Kiey Mulumba et des responsables des sociétés de téléphonie cellulaire opérant en RDC, à savoir Airtel, Africell, Oasis et Vodacom-Congo. Voilà qui résume les entretiens d’hier auxquels le secrétaire général des PTNTIC, Joachim Kapaya Mbakadi a pris part. Cette cérémonie chaleureuse s’est déroulée hier jeudi 05 juillet 2012 sur l’avenue des Huileries qui abrite le cabinet du ministre Tryphon Kin-Kiey. Au cours de cette manif, le patron des PTNTIC a procédé à la remise officielle des notes de taxation et des notes de perception aux opérateurs du GSM, à savoir Airtel, Africell, Oasis et Vodacom-Congo qui viennent d'acheter la licence 3G dont la vente avait été officiellement lancée par le Pr Tryphon Kin-Kiey Mulumba le mardi 26 juin en présence des représentants de tous les opérateurs GSM. La licence étant fixée à 15 millions de dollars, c'est donc 60 millions de dollars que le ministère des PTNTIC apporte au Trésor public en un temps record. Ce prix (15 millions usd), pour rappel, avait été discuté avec tous les opérateurs concernés avant d’être fixé par un arrêté interministériel.
La cérémonie d’hier aux PTNTIC, indique-t-on, répond en fait à la préoccupation de transparence maintes fois affichée par le ministre, ainsi qu'à son souci de mobiliser son secteur afin de contribuer significativement, par la mobilisation des recettes, au budget de l'Etat. Tryphon Kin-Kiey est déterminé à répondre au mot d'ordre du Premier ministre Augustin Matata Ponyo et du chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, dont la vision est de faire de la RDC un pays émergent d'ici la fin du mandat en cours grâce au programme de la Révolution de la modernité.
Les opérateurs GSM, pour leur part, n’ont pas manqué de remercier le ministre Kin-Kiey pour «la diligence et la transparence qu'il a mises dans le traitement de ce dossier et se sont réjouis des innovations que l'avènement de la licence 3G apporte dans l'utilisation du cellulaire par le consommateur congolais en termes de multiplicité des services offerts, notamment la transmission des données et des images». Une nouvelle culture qui s’inscrit désormais dans le chef des consommateurs congolais du GSM avec, à la clé, une nouvelle valeur ajoutée pour les opérateurs.
UN MOIS AUX CHAINES DE TELE ET aux stations DE RADIO POUR LE PAIEMENT DE LA REDEVANCE
Après les opérateurs GSM, ce sont des responsables des chaînes de télévision et aux stations de radiodiffusion privées émettant à Kinshasa qui se sont retrouvés autour du ministre Tryphon Kin-Kiey Mulumba. Au menu de la rencontre, le paiement de la redevance de radiodiffusion sonore et télévisuelle Le numéro un des PTNTIC leur accorde trente jours pour se mettre en règle avec la loi. L'objectif de cette réunion était donc de sensibiliser les patrons de tous ces médias sur l’obligation de payer les redevances que leurs chaînes doivent à l'Etat congolais.
Sans mâcher ses mots, le ministre Kin-Kiey Mulumba a rappelé l'urgence pour ces entreprises de s'exécuter, «sous peine de se voir retirer les autorisations», indique-t-il. L’équipe Matata, poursuit-il, «est un Gouvernement de résultats, ce qui veut dire qu'il sera jugé sur les résultats». En d'autres termes, «il est dans l'obligation de chercher l'argent partout où il est afin de faire de la RDC, à l'issue du mandat en cours, un pays émergent». Cette obligation, soutient le ministre, «est d'autant plus pressante pour le ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication que ce secteur est le troisième, dans notre pays, comme porteur de croissance et de développement».
C’est de la sorte qu’il a appelé toutes les entreprises de radiodiffusion sonore et télévisuelle à se mettre rapidement en ordre avec l'Administration, pour éviter de se voir retirer les fréquences par le Régulateur. C’est le sens du délai d’un mois accordé aux entreprises concernées. En fait, ce sont deux semaines de grâce qui leur sont accordées par rapport au délai de quinze jours initialement fixé par l'Administration. Kin-Kiey a insisté sur «le caractère commercial de toutes ces entreprises appelées à être concurrentielles et aussi à faire preuve de bonne gouvernance si elles tiennent à survivre dans un contexte économique de plus en plus exigeant». Le patron des PTNTIC a également rappelé l'urgence et la nécessité d'un assainissement au sein de la profession, tout en prenant l'engagement, sur base de la feuille de route de l’Exécutif national, à oeuvrer efficacement pour l'amélioration du cadre législatif, la révision de la fiscalité du secteur ainsi que la mise en place d'un guichet unique.
Présent aux entretiens, le président de l'Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications du Congo (ARPTC) a rappelé que c'est depuis 2009 que des mises en demeure ont été lancées. Et que beaucoup de ces entreprises ne se sont même pas acquittées du droit unique, payable lors de l'obtention de l'autorisation.
Les patrons des entreprises de radiodiffusion sonore et télévisuelle se sont engagés, pour leur part, à s'acquitter de leurs redevances. Le seul problème, indiquent-ils, c’est soit «le paiement échelonné» parce que le délai imparti est jugé court, soit «le taux très élevé de la redevance et de la surtaxe». Voilà qui justifie le voeu de la création d'un cadre de concertation susceptible de déboucher sur un taux compatible avec le niveau actuel de leurs activités ainsi que sur la mise en place d'un guichet unique. M. M.