

Aujourd'hui à Kampala, la Rdc joue très serré. Sa marge de manoeuvre qui devenait de plus en plus large et contraignante pour l'ennemi, s'est soudain vue réduite à l'extrême. La dernière résolution du Conseil de sécurité ayant fait une part trop belle aux pays agresseurs.
Tout en condamnant formellement le M 23, l'organisation planétaire a cependant octroyé le mandat de chercher et trouver la solution de la crise de l'Est du Congo-Kinshasa,
concomitamment avec ses agresseurs. Le Rwanda et l'Ouganda, qui font intimement partie du problème à résoudre, sont impunément comptabilisés au compte de la solution.
La conséquence est simple et directe : la mise en place de la force neutre à la frontière entre la Rdc et le Rwanda se trouve à jamais compromise.
Connaissant le mode opératoire de nos agresseurs, ils ne vont pas hésiter un seul instant à multiplier les obstacles empêchant la mise en place effective de cette force. Kigali et Kampala vont s'illustrer par des conditions impossibles à remplir pour là mise en place de ladite force. De toutes les façons, grâce à la résolution du Conseil de sécurité, ils ont une part égale à jouer avec le Congo dans la recherche de la solution à la crise du Nord-Kivu.
Au fond, la surenchère de nos agresseurs n'aura qu'un seul but : arriver à imposer la présence d'unités rwandaises et ougandaises dans la force neutre. Ce sera le seul gage de sécurité pour nos deux agresseurs. Le Rwanda surtout, au nom du génocide de 1994 et de la menace Fdlr.
De très près
N'importe comment, le seul fait que nos agresseurs aient un mot égal au nôtre à dire dans la résolution de la crise reste un énorme avantage pour eux. Comme on le sait, ils vont parler d'une même voix et soutenir la même approche de la crise. Le Congo se verra isolé et ne pourra s'opposer au schéma des agresseurs au risque de paraître comme l'obstacle principal à la paix.
Il faudra donc beaucoup de courage à la délégation congolaise pour se tirer du piège dans lequel l'Onu a de nouveau enfermé le pays plutôt que d'aboutir à un mauvais compromis juste pour sauver les meubles, il faut être prêt à claquer la porte des négociations au premier signal négatif.
Il ne faut surtout pas donner à nos agresseurs l'impression qu'ils comptent dans la recherche de la solution, en dépit de la résolution onusienne. La Rdc doit imposer le schéma suivant : « C'est moi qui suis dans le pétrin. Alors voici le chemin à suivre pour quiconque veut réellement m'aider ». Cette ligne de défense ne doit pas un seul instant bouger.
Et le chemin à suivre pour aider la Rdc, est de matraquer sans délai ni répit, les renégats du M23. Aujourd'hui à Kampala, le Congo doit arracher de Kagame et Museveni, par leurs délégués interposés, l'engagement ferme à considérer primo, le M23 comme une force négative au même titre que les Fdlr et la Lra.
Secundo, à l'instar de ses jumelles, le M23 doit être traqué jusque dans ses moindres retranchements.
S'agissant de la constitution de la force neutre, la Rdc doit dès le départ se mettre dans la position de dicter sa loi. D'autant que c'est notre pays qui subit inlassablement des incursion étrangères. Il faut ouvrir l'œil à Kampala et surveiller de près Rwandais et Ougandais.
LP