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L'affaire le Procureur de la CPI contre Jean-Pierre Bemba Gombo, leader du Mlc a pris un tournant décisif avec la déposition faite mercredi et jeudi derniers par un expert militaire en l'occurrence un général français à la retraite. En gros cet officier supérieur montre noir sur blanc qu'il est impossible dans le cadre de l'intervention des hommes du Mlc pour secourir le Président centrafricain Ange-Félix Patassé que ces soldats aient reçu des ordres de leur chef Bemba Gombo.

Il a démontré comment cette armée en expédition en Centrafrique était sous les ordres d'une coordination locale qui commandait toutes les unités en opération y compris les troupes du MlC. Il enfonce encore le clou en soutenant que le contraire est intenable. Car sur le plan tactique, on ne peut dans ce genre de situation avoir plusieurs centres de décision avec un autre situé à 1000km et commandé par le chef du Mlc.

Cette position vient donner du grain à moudre à tous ceux qui, nombreux doutaient de la manière dont le Procureur Luis Moreno Ocampo a mené l'instruction où on l'accuse d'avoir fait preuve de partialité. Le général français n'a fait que confirmer ce que d'autres avant lui avaient déclaré sur ce dossier. Mais le Procureur Luis Moreno n'en avait cure. Il y a par exemple un témoignage qui aurait pu modifier le cours de ce procès qui est celui d'un témoin à charge. Comme on le sait le témoin à charge est du côté du Procureur, donc du Parquet et sa mission est d'enfoncer le prévenu en le confondant avec des faits et non avec des inventions.

Or ce témoin à charge avait déjà soutenu que Bemba n'avait pas de contact avec ses hommes en opération en Centrafrique. Bien plus, Bemba était, selon lui, accaparé à cette époque par les travaux du dialogue intercongolais qui se tenaient en Afrique du Sud. Pourtant Luis Moreno avait brutalement rejeté ce revirement de son propre témoin. Dès lors on peut s'interroger pour savoir si un corps expéditionnaire dans un pays hôte peut répondre aux ordres de son commandement de base ou à celui de du pays à qui il est venu à la rescousse. Curieusement, la Cour n'avait jamais daigné explorer ce témoignage à charge mais devenu à décharge.

Plus encore significatif est le fait que l'ancien Président Ange Patassé lui-même de son vivant avait continué à affirmer que les troupes du Mlc étaient sous commandement de son propre Etat-major général. Jusqu'à sa mort, il a continué à demander au Procureur Luis Moreno Ocampo de l'appeler à la CPI pour apporter cette vérité. Il n'y a jamais été invité. C'est plutôt lui Patassé qui devrait aider à éclairer toutes les zones d'ombre dans cette affaire à rebondissement dans la mesure où c'est lui qui a fait appel aux troupes du Mlc pour le tirer de la mauvaise passe où l'avait mis le rebelle Bozizé qui était aux portes de Bangui.
 Dès lors que celui-ci met sur son compte les dérapages des hommes de Bemba qui ont, à la perpétration des crimes graves, répondraient aux ordres des généraux centrafricains, il devient difficile de comprendre qu'il ne soit jamais inquiété encore moins ses généraux impliqués dans le commandement.

Ces dissonances jettent un discrédit sur la CPI.. Tandis que le témoignage du général français à la retraite cumulés à ceux du témoin à charge et de Patasse met la CPI dans l'embarras. Dans ce cas, ceux-ci qui estiment que le dossier Bemba est bien vide. Car s'il est poursuivi comme donneur d'ordres, toutes ces déclarations cohérentes démontrent que la vérité est ailleurs, ce qu'a toujours argumenté le conseil de Bemba dirigé par Mé Kilolo.

A la CPI même, la méthode Moreno, qui prenait souvent des libertés avec les textes ne rassurait pas les justiciables de cette Cour. Dans l'affaire Thomas Lubanga Diyilo, l'empereur de l'Ituri, plusieurs fois le prévenu était à la porte de sortie du pénitencier de Scheveningen dans le faubourg de La Haye. La première fois c'est quand des témoins à charge, en l'occurrence des enfants-soldats, avaient déclaré avoir été soudoyés par les services du Procureur pour faire des faux témoignages. On se rappelle le scandale produit par cette affaire qui avait discrédité non seulement Luis Moreno mais toute la CPI. Car la plupart des enfants soldats présentés étaient une fabrication du Parquet.

Le statut de Rome prévoit que pour le cas de la subornation des témoins, la Cour relaxe le prévenu victime de cette pratique. C'est ce que la chambre de première instance avait fait en rendant une Ordonnance de libération de Thomas Lubanga Diyilo. Mais comme d'habitude ; le Procureur était allé en appel où la décision de la première chambre I fut cassée. Le procès reprit son cours normal comme si de rien n'était. Deuxième couac : violant une nouvelle fois le statut de Rome en refusant d'obtempérer à une Ordonnance de la Chambre I qui lui demandait de donner à la défense l'identité du témoin caché sous code, ce qui ne permettait plus à la Cour d'assurer un procès équitable à l'égard de l'accusé, cette chambre a fait ce qui est prescrit dans le statut de Rome en signant une Ordonnance de mise en liberté de Thoma Lubanga Diyilo. Une nouvelle fois le Procureur est allé en appel et Lubanga est resté à Scheveningen jusqu'à sa condamnation. Pourtant la procédure initiée par le Parquet a plusieurs fois tourné en bourrique le statut de Rome. Au vu et au su de tous.

Kandolo M. (C.P) du site direct.cd

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Commentaires

 
+3 #14 RICH K 21-08-2012 12:13
Bonjourous à tous les lecteurs.
En Matthieu 6:9, 10, Jésus a apprit aux chrétiens comment prier : "Que ton règne (celui de Dieu)vienne". Savez-vous ce que cela signifie ? Exactement la prédiction de Daniel 2:4 "tous les royaume de ce moinde (gouvernements congolais, américains, français, etc.)seront écrasés" par ce que ils servent, non pas au dessein de Dieu mais aux intérêts diaboliques. C'est pourquoi quand vous dites "que ton royaume vienne", sachez que vous demandez à ce que Dieu déztruise ces gouvernemets corrompus et leurs suppots. Mais, vous, réjouissez-vous en Matthieu 6:33.
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+1 #13 Balia Ngando Basepel 21-08-2012 12:05
AH?AH?AH? les rwandais et les kanambistes tremblent à mourir. Tokomi pene na SUKAAAAAAAAAAAA AAAAAAA
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0 #12 moi 21-08-2012 11:27
L'armée de Bemba a tué et violé des RD Congolais. Ne faites pas semblant de l'ignorer. Meme s'il n'est pas à la CPI pour ce crime là, qu'il y reste. Bemba est un assassin comme Kabila. N'oubliez pas ca. Kabila doit le rejoindre la bas, et qu'ils y restent.
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-2 #11 Fracnk 21-08-2012 10:57
Nous croyons à la libéreration de Jean pierre Bemba,notre président soyez tranquille le peuple congolais est derriere toi et bientôt tu seras l'homme donc ton peuple à besoin. Que Dieu benisse le RDC, avec Dieu nous vaincrons
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+4 #10 RDC NABISO 21-08-2012 10:32
@DE LA PATRIE et SOUCIEUX, BEMBA n'est pas notre frère cessez de nous em[......]r. C'est un PORTUGAIS étranger au même titre que KANAMBE,KAMERHE ,RUBERUWA, KENGO...C'est un criminel qui a permis avec son armée, en duo avec KANAMBE, d’assoir l'imposture ds notre cher Congo.Qui a ignoré la traitrise de ce portugais de BEMBA à SUN CITY? Avec KANAMBE ds le 1+4,ils se sont imposé en bon étrangers contr les congolais.Et qd ns ns sommes mobilisé pr chasser cette imposture du Congo, BEMBA a menacé de nous écraser avec ses chars.LIBERE OU PAS, ça ne ns concerne pas.La bande des maffieux occidentaux en a encore besoin pr le pillage du Congo, KANAMBE étant essoufflé. Que BEMBA S'EN AILLE AU DIABLE.
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+2 #9 Lucien M. Naki 21-08-2012 08:44
POURQUOI? POURQUOI ???

Pourquoi Bemba a peur de dire la vérité?

L'accord partiel conclu à Sun City entre le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et le gouvernement de Joseph Kabila, ... fin du dialogue intercongolais tel que conçu par les accords de Lusaka. – 14 mai 2002
http://www.crisisgroup.org/~/media/Files/africa/central-africa/dr-congo/French

Bemba sait qu’il est là par la volonté et la stratégie de Louis Michel Après la trahison de Sun City ,il fallait faire tout pour nettoyer la « cour du roi Pétaud » (le centre de pouvoir dans la capitale qui ne tiendra que grâce à l’aide extérieure et au soutien diplomatique et militaire international, et qui n’aura que peu de contrôle sur le territoire, pour permettre à Kanambe de régner sans gêne et de piller sans ambages…!)
RDC: L'accord Kabila-Bemba est une "consécration de tricherie",dénonce l'UDPS
http://www.irinnews.org/printreport.aspx?reportid=66741
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+1 #8 Lucien M. Naki 21-08-2012 08:43
La Haye Terminus: Bemba descend | le carnet de Colette Braeckman

A l’époque, M. Bemba négociait les accords de transition à Sun City, en Afrique du Sud et il appartiendra donc à l’accusation de remonter exactement la chaîne de commandement pour démontrer jusqu’où l’accusé peut réellement être tenu pour responsable des viols et des massacres commis par ses troupes qui semaient la terreur à Bangui.
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+1 #7 Lucien M. Naki 21-08-2012 08:42
Ce retour sur l’histoire devrait aussi faire trembler d’anciens officiers de M. Bemba, aujourd’hui intégrés dans la nouvelle armée congolaise, ainsi que des personnalités politiques de premier plan, qui sont aujourd’hui des leaders de l’opposition sous la bannière du MLC ou même des poids lourds du gouvernement actuel ….

Il ne fait aucun doute que sortir de l’eau«un gros poisson» tel que Bemba éclaboussera ses amis et complices de l’époque, même si par la suite ils ont pris leurs distances ou rompu avec lu... Le procès mettra également en lumière les ambiguïtés de l’accord de paix obtenu sur base de l’impunité des acteurs.



http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2008/07/03/la-haye-terminus-bemba-descend/
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0 #6 pst Alexis 21-08-2012 07:13
Ns avons un Dieu juste et bon q personne dans ce monde ne peut igniorer.
Mr.le juge ou procuraire, si l´autorité vient de Dieu,cment realise.tu la mission q Dieu ta donné, dans la justice de celui q ta confier la misson, derière largent,ou dans la justice des hommes? êtes vs conscient ou au courent q ns avons un compte a rendre a celui q ns a confier la mission?
crain Dieu, IL t´aime et veut faire d`avantage avec toi car cette poste te convient.
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+1 #5 Coco kalonji 21-08-2012 03:12
Pour moi, le pouvoir de la culture, c’est le pouvoir des peuples et, cela veut dire qu’il faut qu’on recentre le développement sur les gens, sur leurs besoins. J’ai l’impression que nos dirigeants ne le comprennent pas. Par exemple, l'O.N.U qui joue un rôle central dans la crise au Congo n’est pas suffisamment à l’écoute des peuples et plus particulièremen t des peuples Congolais. Or, valoriser la dimension culturelle du développement et de la démocratie, c’est donner davantage de pouvoir aux gens. Que les gens comprennent dans quel système économique mondial nous sommes et quelles sont les crises qui agitent le système.
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