Le syndicat CDT a perturbé le travail à la DGI pour réclamer une nouvelle prime : le DG Sele Yalaghuli appelle au dialogue

Ph. Dr. Tiers.

Le travail a été perturbé jeudi 18 avril à la direction générale des impôts (DGI) par la Confédération démocratique du travail (CDT), un des onze syndicats que compte cette régie financière.

La CDT réclame une prime sur la plus-value des assignations budgétaires 2018.

En 2018, la DGI a fait 135% de taux de réalisation des assignations budgétaires. Sur cette réalisation, les travailleurs reçoivent une prime de 5%.

Or, il y a un dépassement de plus de 35%. C’est sur ce supplément que l’intersyndical aimerait qu’une prime distincte de la première soit prélevée pour récompenser les efforts des travailleurs. Celle-ci ne doit pas être noyée avec la prime relative à l’atteinte des assignations budgétaires.

La CDT a amené une partie du personnel dans la rue alors que les négociations sont en cours en leur faisant croire faussement que cette prime sur la plus-value aurait déjà été payée, a déploré le Directeur général de la DGI.

Selon Sele Yalaghuli, contrairement aux rumeurs que certains syndicalistes font courir, cette prime n’a jamais payée.
 »C’est absurde  » de le dire, s’insurge-t-il.

L’intersyndical de la DGI compte 11 syndicats mais il n’y a qu’un seul qui appelle à des manifestations, fait remarquer le DG de la DGI.

Le principe de cette prime a déjà été actée, affirme le DG Sele.
Mais sa mise en oeuvre passe par un arrêté du ministre des finances, explique-t-il.
Or, fait-il observer, le gouvernement actuel expédie les affaires courantes, et partant ses membres ne peuvent prendre un tel arrêté ministériel.

Sele Yalaghuli appelle le syndicat CDT à ne pas rompre le dialogue, seul moyen d’aplanir les divergences.

G.M.M.