Forfait Internet de nuit: les élèves partagés entre besoin de communiquer et horaires scolaires

A Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, les entreprises de télécommunications appliquent des tarifs réduits d’utilisation d’Internet. Profitant de ces coûts réduits, des élèves se ruent sur Internet une fois la nuit tombée.
Certains élèves ne cachent pas leur intérêt pour ces « forfaits de nuit » qui leur permettent « d’entrer en contact » avec leurs proches via Internet.

«Après avoir étudié, je commence à chatter avec les amis. Si je commence à 23 heures, je dors même à minuit. De fois, si je n’ai pas sommeil, je pourrais utiliser ça jusqu’à 5 heures», raconte un élève interrogé à Lubumbashi.

D’autres écoliers désapprouvent le fait que ces forfaits ne sont accordés que la nuit qui, selon eux, est faite pour dormir. La réussite à l’école en dépend, fait observer un autre élève, notant qu’il est censé se lever tôt le matin pour aller à l’école.

D’autres élèves affirment leurs parents leur ont interdit de converser via les réseaux sociaux pendant la nuit.

«Le bonus vient essentiellement la nuit. Je n’en profite pas. Si papa vient t’attraper…», se désole un écolier.

Pour sa part, le directeur de discipline de l’Ecole secondaire Annuarité de Lubumbashi, Laurent Tabu, soutient que les écoliers qui ne dorment pas suffisamment enregistrent souvent des échecs scolaires

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