La MP accuse le Rassemblement de jouer la carte du blocage

Si l’Accord global et inclusif, conclu le 31 décembre 216 entre les signataires et les non-signataires de l’accord du 18 octobre 216 dit de la Cité de l’Union africaine, rencontre des difficultés pour son application, la faute incombe au Rassemblement des forces politiques
et sociales acquises au changement. L’accusation vientde la Majorité présidentielle. C’est le porte-parole que la famille politique du chef de l’Etat qui a fait connaître sa position à l’opinion. C’était au cours de la conférence de presse qu’André Alain Atundu a animée le
vendredi 17 mars au site Procoki, dans la commune de Gombe.

Pour le porte-parole de la majorité, c’est l’opposition non signataire de l’accord de la cité de l’UA, en l’occurrence le Rassemblement, qui est à la base du blocage actuel de l’Arrangement
particulier, ce document qui devait déterminer les modalités pratiques d’application de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Selon Atundu, la mort d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba a ouvert la voie aux dissensions au sein du Rassemblement, plateforme politique avec laquelle la MP et tous les signataires de l’accord du 18 octobre 2016 ont signé l’Accord dit de la Saint Sylvestre. Une situation qui
ne permet pas d’évoluer dans les discussions pour la signature de l’Arrangement particulier. « …l’éclatement du Rassemblement en plusieurs courants constitue un nœud gordien bloquant toute évolution des travaux, notamment l’importante question de premier ministre. La
conclusion de cette étape par la nomination d’un premier ministre par
le président de la République est essentielle pour aboutir à
l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre ».
L’autre point de désaccord entre la MP et le Rassemblement est la
désignation du président du Conseil National de Suivi de l’Accord
(CNSA). A ce propos, la majorité estime qu’avec la mort d’Etienne
Tshisekedi, qui a été accepté à l’unanimité par toutes les parties aux
négociations du Centre interdiocésain, toute désignation pour son
remplacement devrait se faire par consensus. Ce n’est plus de manière
automatique que le Rassemblement devait désigner n’importe qui à sa
guise en vue de pourvoir au remplacement d’Etienne Tshisekedi à la
tête du CNSA, sans recueillir au préalable l’assentiment du camp des
signataires de l’accord du 18 octobre. « Dorénavant, il faudrait
d’abord reconstituer utilement un leadership nouveau du Rassemblement
pour continuer les négociations dans la sérénité », a fait savoir le
porte-parole de la mouvance présidentielle avant de lâcher : « Pour la
Majorité présidentielle et pour tout homme politique bien-pensant, la
disparition de Monsieur Etienne Tshisekedi entraine logiquement la
renégociation du poste du président du CNSA en faveur d’une
personnalité consensuelle au regard des exigences de toutes les
parties prenantes.
Il est évident par ailleurs que la désignation d’un président du
Comité des sages consensuel au sein du Rassemblement débloquera le
processus de la désignation du Premier ministre sur la base de la
présentation d’une liste de personnalités».
Comme on peut le constater, la majorité s’en tient toujours à la
présentation d’une liste de trois candidats Premier ministre au chef
de l’Etat pour nomination.
A l’occasion, Atundu Liongo a tenu à démentir des allégations contre
sa famille politique selon lesquelles la MP utiliserait des
subterfuges pour bloquer l’organisation des obsèques du président de
l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social.
Dom

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