Restrictions de l’espace démocratique en RDC : La Lucha exige la libération de ses 17 membres arrêtés à Goma

17 militants de ce mouvement citoyen ont passé leur première nuit au cachot

La Lutte pour le Changement (LUCHA) exige la libération immédiate et sans condition de  17 de ses membres, arrêtés le 19 avril dernier à Goma, chef–lieu de la Province du Nord-Kivu par les forces de l’ordre.  Dans un communiqué, la LUCHA rappelle que  17 militants de ce mouvement citoyen, parmi lesquels trois filles, ont passé leur première nuit au cachot.

Le mouvement signale que ils ont été interpellés pour trouble à l’ordre public, alors qu’ils  marchaient pacifiquement depuis le rond-point Signers, à 1km du lieu où devrait se tenir un sit-in, avec des  messages et en chantant pour réclamer justice dans l’affaire de la BIAC et des COOPEC, dont des milliers de clients et membres sont privés de leurs épargnes.

Pour ce mouvement citoyen, la Banque Centrale du Congo, en tant qu’autorité de régulation et de contrôle du secteur de la finance et de la microfinance, a une responsabilité directe dans cette situation. « Comme mercredi dernier, nous avions informé les autorités de Goma de la tenue de cette manifestation pacifique », indique LUCHA dans son communiqué.

« Nous n’avons commis aucune infraction. S’il y a des personnes que la justice devrait poursuivre, ce sont ses policiers qui violent la liberté d’expression et de manifestation pacifique consacrée par notre constitution », estime la LUCHA.

LUCHA est un mouvement citoyen, non-violent et non-partisan, composé de jeunes Congolais de tous milieux, origines, religions… partageant le désir d’un Congo Nouveau, véritablement indépendant, uni, démocratique, paisible et prospère, et qui militent pour son avènement, à travers des actions non-violentes.

Par Godé Kalonji

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