Alain Atundu: « L’objectif principal du dialogue n’est pas la prolongation du mandat »

Le porte-parole de la Majorité présidentielle, Alain Atundu, affirme que l’objectif principal du dialogue politique n’est pas la prolongation du mandat présidentiel. Invité par Radio Okapi à commenter le discours du chef de l’Etat annonçant la convocation de ce dialogue, il soutient que la préoccupation essentielle de ce forum est l’amélioration de la démocratie congolaise.

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« Le président est dans son rôle. Il interpelle notre conscience en se disant : oui nous allons au dialogue mais l’objectif principal ce n’est pas la prolongation du mandat, ce n’est pas la distribution des postes. La préoccupation essentielle, c’est l’amélioration de notre démocratie en résolvant les problèmes qui se posent », déclare Alain Atundu.

Au sujet du discours du président Kabila, le porte-parole de la majorité présidentielle le juge « patriotique, volontaire et porteur d’espoir et d’ouverture ».

« Avec ce message du chef de l’Etat, les échéances électorales ne sont plus une apocalypse à venir », fait-il savoir, affirmant que la majorité est déterminée à aller aux élections.

Certains opposants soupçonnent le chef de l’Etat de vouloir obtenir à travers le dialogue le « glissement » du mandat présidentiel qui va aboutir au report des élections prévues en 2016. Arrivé au terme de son deuxième et dernier mandat, Joseph Kabila ne devrait pas se présenter à ces élections.

« Modération commune »

Dans son discours, Joseph Kabila, a annoncé que «la tâche de la co-modération » du dialogue « pourra bénéficier de l’accompagnement d’une facilitation internationale qui aura à offrir ses bons offices en cas de difficultés majeures.»

Pour Alain Atundu, le dialogue politique pourrait se tenir avec « une modération commune. »

« Le président de la République a parlé de la co-modération. Si nous nous en tenons à ce qu’il a dit, ça signifie qu’il y aura une modération commune, disons-le comme ça. Il n’y aura pas deux modérations mais une modération commune », explique-t-il.

Alain Atundu ajoute que le dialogue pourrait bénéficier d’une intervention étrangère.

« Le médiateur international pourra intervenir chaque fois que la nécessité s’en fera sentir », souligne le porte-parole de la MP.

Le principal parti de l’opposition, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, conditionne sa participation au dialogue par la présence d’un médiateur international.