Après refus d’entrer en RDC, Katumbi à Kabila : « Nous n’allons pas laisser un homme écraser tout un peuple »

Interdit d’entrer en République Démocratique du Congo par les autorités, Moïse Katumbi a, dans une communication dimanche 5 août, remercié la population pour l’accueil lui réservé.
Cependant, il a promis de ne pas baisser les bras fasse à l’injustice du régime Kabila font il est victime.

« Chers soeurs congolaises et chers frères congolais, merci pour votre accueil pendant les deux jours à Kasumbalesa. J’étais là avant hier et j’étais là hier, je voulais traverser pacifiquement et retourner chez nous. Je n’avais pas une armée, mais on a refusé de me laisser entrer dans mon pays… », a indiqué M. Katumbi.

Le président de Ensemble a souligné que son objectif était de participer aux élections en déposant d’abord sa candidature mais qu’un seul homme voudrait le lui empêcher.

« Un homme qui ne veut pas la paix. Un homme qui ne veut pas la démocratie dans notre pays. Un homme qui veut choisir ses candidats, Joseph Kabila, nous n’allons pas accepter », a-t-il ajouté.

Pour Katumbi, en décidant de lui interdire de rentrer dans son pays, J. Kabila oublie que la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre existent.

« Je vais me battre en utilisant la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre. Soyez forts, ne vous découragez pas. Je vais me battre pour que tout le monde puisse participer aux élections. Le temps est venu, nous n’allons pas laisser à un seul homme d’écraser tout un peuple. Nous sommes à 80 millions de congolais. Ensemble nous serons très forts et nous allons changer notre pays », a martelé Katumbi.

Le plus important pour Moïse Katumbi dit-il, c’est la paix. Le président de Ensemble a dans la foulée exprimé sa compassion envers toutes les familles qui ont perdu les leurs ainsi que tous ceux qui croupissent « injustement » en prison.

« Nous voulons un Congo fort et ne vous découragez pas. Il faut avoir la foi », conclu Moïse Katumbi.

Par ailleurs, les cadres de Ensemble ont promis de déposer la candidature de Katumbi à la présidentielle malgré son absence.

Jephté Kitsita