Bataille pour l’alternance en 2016 : Kamerhe appelle à un grand rassemblement

«Quand tout nous a été enlevé, il ne nous reste plus que notre relation avec le peuple qui fermente notre lutte, notre détermination à ouvrer ensemble pour vivre dans un pays où les droits des citoyens et les libertés fondamentales sont garantis à tous et à chacun », a lâché Vital Kamerhe hier mardi 12 janvier 2016, devant des militants et cadres de son parti, UNION pour la Nation Congolaise (UNC), réunis à la paroisse Notre Dame de Fatima, à l’occasion d’un échange de vœux.

Dans son adresse, le président de l’UNC a appelé à un grand rassemblement de toutes les forces politiques et sociales pour permettre à la population congolaise de relever les défis qui se dressent sur le chemin de la démocratie et du changement.

Dans cette optique, Kamerhe a invité les Congolais de toutes les provinces et de toutes les tendances politiques à adhérer au « Front Citoyen 2016 », pour défendre la Constitution et obtenir l’alternance prévue dans  cette même loi fondamentale.

Il a affirmé que le « Front Citoyen 2016 »,  créé  à l’Ile de Gorée, au Sénégal, par des acteurs des partis politiques de l’opposition et  de la société civile, ne peut en aucune manière être perçu comme un complot contre la nation, mais plutôt une union des Congolais qui ont refusé l’arbitraire, le primat des stratégies individuelles, personnelles, des agendas cachés et qui sont prêts à se battre jusqu’au sacrifice suprême.

« Notre armée, c’est le peuple… notre armée, c’est la Constitution », a martelé le leader de l‘UNC.

Concernant le dialogue, Vital Kamerhe a fait savoir une fois de plus que son parti, l’UNC, et les autres forces de l’opposition, notamment la Dynamique et le G7, regroupés au sein de du « Front Citoyen 2016 », ne vont pas participer à ce forum, parce que les matières annoncées par l’initiateur de ce dialogue sont des prérogatives des institutions existantes, dont le gouvernement et la CENI .

«Ramener ces matières dans un cadre extraconstitutionnel  constitue une grave violation de la Constitution », a-t-il indiqué, avant de fustiger la campagne agressive qui se développe dans la ville de Kinshasa et dans les autres agglomérations du pays, tendant à imposer le choix du pouvoir qui voudrait faire passer son schéma du dialogue comme la seule voie de survie de la Nation.

«Sans aller jusqu’à nous pencher sur l’origine des fonds massivement engloutis dans cette campagne au moment où le gouvernement martèle partout qu’il n’a pas d’argent pour organiser les élections, y compris un scrutin moins coûteux comme l’élection des gouverneurs des provinces nouvellement créées », a fait remarquer le président de l’UNC.

Vital Kamerhe a toutefois rappelé l’attachement de son parti à la résolution de toutes les crises politiques par des voies pacifiques, sans préjudice pour la Constitution  et dans l’intérêt de la République.

Voilà pourquoi, le président de l’UNC est convaincu qu’avec un minimum de volonté politique, un consensus peut être dégagé dans une discussion tripartite au sein de la CENI pour organiser les élections dans le délai constitutionnel.

Abordant  le point relatif à l’insécurité à l’Est, particulièrement dans le territoire de Beni, Kamerhe a demandé au Président de la République d’organiser une rencontre avec les acteurs politiques, avec la participation de la Monusco, pour examiner ce qui n’a pas marché dans la partie orientale de la RDC, et prendre un engagement commun, afin que la population de Beni cesse de subir les ignobles barbaries devenues son lot quotidien.

Enfin, il a exhorté les militants et cadres de son parti à s’approprier les slogans ci-dessous :

« -Non au dialogue made in Kabila ;

-Non à un quelconque 3ème mandat ;

-Non au glissement … ».

ERIC WEMBA