CE MATIN AU MARCHE DE LA LIBERTE Le syndicat national des vendeurs du Congo appelle à la grève

 

 * Reste à savoir si les négociants de ce site l’entendront de cette oreille. Dans un environnement socioéconomique comme celui de Kinshasa, où la survie de plus d’un ménage obéit à la logique d’un combat au quotidien, l’appel du SNVC pourrait vouer à l’échec.

Le Syndicat national des vendeurs du Congo (SNVC), a appelé le week-end dernier, tous les vendeurs du Marché M’Zee Laurent-Désiré Kabila, communément appelé Marché de la Liberté dans l’Est de Kinshasa, à ne pas étaler leurs marchandises ce lundi 9 juin, en signe de protestation contre une décision du comité de gestion dudit marché, exigeant l’achat de fiche de renouvellement de table.

S’exprimant sur la Rtvs1, Guylain Ekofo, président dudit syndicat a déclaré que cette taxe de fiche de renouvellement de table était illégale parce que non prévue dans l’ordonnance-loi n°13/009 du 23 février 2013 portant fixation des droits, impôts et taxes reconnus aux entités territoriales décentralisées ainsi qu’à la lettre de l’autorité urbaine qui interdit au comité de gestion du marché de percevoir ladite taxe. Partant, le Syndicat national des vendeurs du Congo invite tous les occupants du Marché de la Liberté à ne pas payer cette taxe qu’il considère indue. Aussi, le numéro 1 du SNVC invite-t-il les vendeurs dudit marché à la résistance face à ce qu’il a lui-même appelé tracasserie administrative, signée comité de gestion Fatouma.

Par ailleurs, le syndicat auteur de cet appel au boycott demande aux vendeurs de ce lieu de négoces d’attendre le 1er juillet prochain, date prévue pour le lancement de la campagne de recouvrement de la patente 2014.
En plus de la taxe sur le renouvellement de table fixée à 10 mille Francs congolais soit l’équivalent de 10.8$US, les négociants du Marché de la liberté sont sommés de payer un macaron dont la valeur marchande est également fixée à 10 mille Francs congolais. Soit un total de 20 mille Fc à payer. Ce montant paraît énorme aux yeux de nombreux vendeurs de friperie à capital flottant.

Construit dans la commune de Masina, l’une des entités populaires de l’Est de Kinshasa, le Marché de la liberté est le deuxième grand site de transactions de la capitale congolaise, après le Marché central. Cependant, sur le plan de l’hygiène environnementale, le Marché de la Liberté vient en tête de palmarès. Grâce au sens d’organisation de son Comité de gestion que préside Mme Fatouma depuis plus d’une décennie, le Marché de la Liberté est coté le plus propre de la ville. Sans doute en plus de son caractère de marché moderne. Dorcas NGALULA, stag. IFASIC

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