Goma : La Lucha traîne à l’auditorat 4 officiers de la police responsables des tortures lors de la dernière manifestation

Le mouvement citoyen Lucha a déposé ce lundi 10 septembre 2018, 4 plaintes à l’auditorat supérieur près de la cours militaire opérationnelle du Nord-Kivu contre certains officiers de policiers identifiés pour avoir battu, tabassé, torturé et arrêté les manifestants de la marche du lundi 03 septembre dernier.

La première plainte est du militant Ghislain Muhiwa contre le Lieutenant Colonel Job Alisa Commandant de la police ville de Goma

Selon la communication de ce mouvement citoyen, le commandant ville est poursuivi pour avoir commandé l’opération, et qui avait personnellement battu à mort ce militant car, après avoir subi des coups, il a été soigné à Heal Africa et est sorti après 3 jours aux soins d’urgences.

La deuxieme plainte est de “Lucheen” Juvin Kombi contre le sous commissaire Majaribu Serenge, identifié pour l’avoir personnellement battu.

L’avant dernière est de Trésor Lumumba contre le commandant police ville de Goma Job Alisa pour ses actes de torture. Ce militant de la Lucha avait également était transféré après avoir été torturé, à l’hôpital Heal Africa pour des soins appropriés.

La dernière est de Claude Kinyunyiva contre le sous commissaire Sinamenye Bosco, pour ses actes de Torture lors de cette même manifestation.

Pour ces jeunes du mouvement citoyen pro démocratie, ces plaintes doivent servir d’exemples à d’autres agents de l’ordre qui estiment être au-dessus de la loi.

«Nous n’allons plus tolérer ces genres de comportements chez les personnes qui sont censées protéger la population et leurs biens. Dans le passé, le commandant adjoint de la police au Nord-Kivu avait également comme mode opératoire la torture et les désordres lors de manifestations des mouvements citoyens et de l’opposition. Mais depuis le jour où nous l’avions traduit en justice, il se comporte en protecteur et non bourreau. Nous espérons que la Justice va dire le vérité », dit Espoir Ngalukiye, activiste de ce mouvement.

Rappelons par ailleurs que la marche pacifique de la Lucha du lundi dernier était dispersée par la police et quelques uns parmi ses militants, étaient arrêtés par le commandant ville et les autres internés à Heal Africa.

Valéry Mukosasenge