Il n’y a plus aucun doute désormais : Le Gouvernement de cohésion nationale s’installe cette semaine !

Si le nouveau gouvernement a été annoncé à plusieurs reprises sans que les fruits ne tiennent la promesse des fleurs, cette fois c’est la meilleure. La semaine en cours ne saurait s’achever sans que n’intervienne le gouvernement tant attendu.
Des sources bien introduites renseignent même que la grande nouvelle pourrait intervenir au milieu de la semaine. Et si par extraordinaire ce délai est dépassé, le weekend ne saurait décevoir, l’opinion internationale.
Comme annoncé par le Chef de l’Etat à Kingakati, la rentrée parlementaire du 15 septembre reste la ligne rouge infranchissable.
L’assurance concernant l’inévitable sortie du gouvernement cette semaine, n’est pas fondée sur de la simple spéculation. Les indices sont plus qu’éloquents. Les sources ci-haut stigmatisées nous apprennent que le Chef de l’Etat a reçu en audience hier lundi son Premier ministre, Matata Ponyo.
Dans le contexte actuel, pareille rencontre ne peut signifier que deux choses : soit le Chef a décidé d’annoncer la fin de la randonnée au Premier ministre soit que la croisière se poursuit.
Il apparaît de toute évidence que la seconde hypothèse est celle qui prévaut. Nous sommes donc partis pour Matata li. Mais avec quels acteurs ? Sans vouloir répondre avec précision, noms à l’appui, à cette question, force est de reconnaître cependant que les ¾  de l’équipe gouvernementale actuelle vont débarrasser le plancher. Le Chef de l’Etat a décidé qu’il n’y aurait plus de primes à la paresse et au manque d’engagement politiques.
Le pouvoir fait face à plusieurs défis. Ces derniers exigent des combattants convaincus, des gens capables de se jeter à l’eau sans beaucoup de philosophie. Il se fait malheureusement que face à l’appel pressant de l’heure, beaucoup de membres de l’actuel gouvernement ont brillé par une paresse et une démission politique déconcertantes. Alors que le débat sur la révision constitutionnelle et le référendum fait rage et appelle chacun à se définir, plusieurs ont préféré rasé les murs. Décidant de garder une bouche pleine d’incertitudes et de doutes, complètement fermée.
Kabila a ainsi décidé de renvoyer au repos toute la queue traînante du gouvernement. A la place, il va monter une équipe au moral de guerre. Certes, sur le plan strictement technique, les partants n’ont pas démérités. En témoigne la stabilité générale que le pays a atteint dans plusieurs secteurs.
Malheureusement, au-delà des prouesses techniciennes, s’est imposé un impératif politique. Kabila a décidé de marier les deux.
Le nouveau gouvernement sera, quant à sa tête, fait d’expertise. Pour le reste du corps et des membres, il sera fondamentalement politique.
Le grand retour
 
C’est ici le cas de rappeler ce que nous avions annoncé la semaine dernière, à savoir que les chefs des partis reviennent en force dans le nouveau gouvernement. Cette annonce provoque une certaine psychose dans l’opinion qui craint de voir les digues de la stabilité macroéconomique volé en éclats.
Par essence, la politique évolue à l’antipode des contraintes budgétaires et financières. Surtout en ce moment d’enjeux décisifs. C’est la raison pour laquelle J. Kabila a préféré garder quelques ingrédients de stabilité dans le nouveau gouvernement. Ceux- ci auront le rôle capital de jouer aux soupapes de sûreté de la nouvelle équipe. Il leur reviendra de refréner la voracité et la boulimie propres aux politiques, ceci en vue de maintenir le cap de la stabilité économique.
L’heure de la grande bataille a donné. Une véritable armée kabiliste va se mettre en place avec la mission de ne reculer devant aucun obstacle. Il y a des étincelles en l’air. D’autant qu’en face de cette équipe qui va se mettre bientôt en place, l’opposition monte une réplique proportionnelle qui promet de ne faire aucun quartier dans le siège et la pression contre la majorité.
Aux deux protagonistes nous souhaitons un pugilat loyal et conseillons de n’utiliser que des coups démocratiques. Pas de répression ni de violation des droits humains d’un côté, pas non plus d’injures (outrage), ni d’incitation à la haine de l’autre côté.
Que vive la démocratie !
LP