Kananga, lutte contre l’insécurité : La société civile du peuple sollicite l’implication de tous (cause et remèdes)


Le président de la société civile du peuple (SCP), Emmanuel Iza Kabukapu, a sollicité mardi 10 juillet, l’implication de tous pour lutter contre l’insécurité dans la ville de Kananga, au centre de la RDC, à l’occasion de sa réponse aux préoccupations des auditeurs formulées, lors de l’émission Budi Mukana du 10 juillet 2018 sur la Radio Télévision Espérance, une chaîne communautaire.

Le numéro 1 de cette plateforme de la société civile a, dans son exposé, reconnu que la sécurité revêt une importance capitale dans la mesure où, elle conditionne la quiétude, la confiance et favorise l’épanouissement et le développement de la province du Kasaï Central, et contribue d’une manière significative au rayonnement de tous les citoyens.

Il considère que l’insécurité dans la ville de Kananga, comme partout ailleurs, est un fait social dont les causes, selon lui, trouvent leur origine dans :
1. la précarité,
2. l’oisiveté,
3. le chômage.

Il a affirmé que ce phénomène disparaîtra lorsque les causes qui l’ont engendré seront anéanties.

Aussi, a-t-il insisté auprès du ministre provincial de l’intérieur de s’investir pour trouver une solution heureuse à ce phénomène.

« Nous devons donc travailler en synergie pour amener les inciviques à l’ordre par la sensibilisation, la conscientisation et la dénonciation », dit-il.

Au niveau du Gouvernement provincial que dirige Denis Kambayi Cimbumbu, a-t-il soutenu, la question de l’insécurité peut trouver des réponses sur trois paliers à savoir :
1. la prévention,
2. la répression et,
3. la réinsertion.

D’autant plus que les auteurs des actes de désolation « sont et vivent avec nous dans nos maisons, nos quartiers, nos avenues et nos communes », indique-t-il.

Réagissant à propos de l’implication de la police de proximité,
Denis Kambayi a réaffirmé que la lutte contre la criminalité est un processus presque partout ailleurs qui exige l’implication de toute la population pour une auto-prise en charge de manière à participer aux efforts des forces de l’ordre en lui prêtant main forte.

En effet, la police travaille sans relâche dans les sites déjà identifiés et parfois, mène des opérations dans les zones prioritaires de sécurité.
En outre, elle organise de manière permanente des patrouilles nocturnes qui ont conduit dernièrement à l’arrestation de certains malfrats dont le dossier est en cours d’instruction au tribunal militaire.

Il a relevé le rôle des organes de la justice auxquels la loi a accordé la fonction d’instruire, de poursuivre et de juger les inciviques, avant d’ajouter que la lutte contre l’insécurité passe également par la réinsertion socio-professionnelles des inciviques reconvertis, à travers les filières de formation dans les corps des métiers.

Sylvain Mukendi