La 8ème édition du festival « ça se passe à Kin » met sur scène 3 créations d’auteurs Congolais

Le festival  » ça se passe à Kin  » (CSPK) ouvre ses portes ce vendredi 1er juin et se tiendra sur quatre sites respectifs à savoir, le Tarmac des Auteurs, au centre Wallonie Bruxelles, à l’Institut Français de Kinshasa (IFK)et chez les Oblats à Kintambo. Les organisateurs du festival en ont fait l’annonce, mardi 29 mai dernier, au cours d’une conférence de presse tenue à la salle de cinéma de l’IFK.

Ayant pour principal socle la création théâtrale, l’édition 2018 de  » Ça se passe à Kin  » permettra la réalisation de quatre nouvelles créations dont trois créations d’auteurs RD congolais. Cette sélection n’est pas un hasard. Au début de chaque année, la direction du Festival s’emploie à promouvoir le talent de jeunes artistes, en suscitant de nouvelles écritures. Ledit festival offre l’opportunité aux jeunes talents d’expérimenter un nouveau répertoire tout en constituant des équipes artistiques à travers les résidences de création et d’expérimentation.

PROGRAMMATION
Organisé la première semaine du mois de juin de chaque année, le Festival poursuit trois objectifs. Il s’agit notamment de soutenir la création artistique, de renforcer l’accès de tous les habitants de Kinshasa au théâtre et à la culture et enfin de sensibiliser les publics, particulièrement les jeunes à la création et aux pratiques artistiques partout dans le pays. Fort de ses huit ans d’expérience,  » Ça se passe à Kin  » développe aujourd’hui d’autres volets entre autre la formation des artistes à travers des ateliers.
Parmi les trois créations congolaises retenues, la pièce intitulée  » Mokusatsu  » de Merdi Mukoresera présentée au Tarmac des Auteurs, lundi 4 et jeudi 8 juin, au Tarmac et au Centre Wallonie Bruxelles. Elle parle de l’attitude qu’un homme au pouvoir doit adopter lorsqu’il le perd.  » Il faut juste attendre le bon moment pour le récupérer. C’est ça la vie d’un bon joueur d’échec  » résume l’auteur. 
 » Le jour du massacre  » de Sinzo Aanza, parle d’un massacre qui pourrait être une répression politique faisant dangereusement tort aux droits fondamentaux. Il se jouera le mardi 5 et jeudi 7 juin, respectivement à l’IFK et à Wido bar jazz.
En marge des spectacles, des lectures et des rencontres professionnelles seront également organisées. Il est également prévu des rencontres dramaturgiques, des ateliers de mise en scène et des jeux d’acteurs. Grâce à ces rencontres le Festival fait découvrir de nouvelles œuvres à travers des lectures-spectacles. Et les auteurs peuvent ainsi partager avec le public un peu de l’intimité de leur processus. 
A travers la formation des auteurs, les organisateurs proposent aux élèves-acteurs un parcours d’accompagnement qui favorisera une approche diversifiée du théâtre avec la pratique d’exercices. Ils pourront étudier les mouvements du corps, l’occupation de l’espace, de l’improvisation mais aussi un travail sur le chœur, la langue et l’approche des textes.

IMPACT DU FESTIVAL
 » Ça se passe à Kin  » aide à diminuer les inégalités géographiques d’accès à la culture. Pendant le festival, les barrières symboliques tombent et les centres culturels traditionnels, plus généralement fréquentés par une élite sociale, s’ouvrent à tous. De ce fait, un public nouveau, qui ne fréquente que très rarement les espaces culturels, découvre un lieu d’évasion. En bref, le festival contribue à la démocratisation de la culture à travers le 6ème art grâce à une politique de proximité en allant vers la population.
Depuis 2010, le festival est devenu un levier de développement socio-culturel de proximité et une réponse aux besoins d’un secteur en difficulté. Le projet consiste à mettre en relation l’expertise locale et internationale afin de créer des liens, des synergies pour promouvoir des échanges et des initiatives nouvelles.

Fyfy Solange TANGAMU