Le CASC s’indigne de tueries de Beni : « Cette situation d’insécurité permanente traduit l’incapacité de l’État congolais à sécuriser les populations »

Le Collectif d’Actions de la Société Civile « CASC », a, dans un communiqué de presse dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD mercredi 26 septempbre 2018, condamné avec la dernière énergie « le énième massacre qui s’ajoute à plusieurs autres déjà commis à Beni et ses environs depuis plus de 4 ans ».

Le CASC relève que cette insécurité généralisée est consécutive au refus du gouvernement d’appliquer l’Accord politique global du 31 décembre 2016 qui a pour objectif principal, le règlement définitif de la crise politique et la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation dans la défense du territoire national.

« Cette situation d’insécurité permanente traduit l’incapacité de l’État congolais à sécuriser ses populations à l’intérieur de ses frontières.
« , souligne le CASC.

Cette structure exige par ailleurs que « les véritables responsabilités soient dégagées afin que les auteurs de ces actes odieux, subissent sans désemparer la rigueur de la loi ».

Parlant du processus électoral en cours en RDC, le CASC réaffirme « la continuité d’une série d’actions pacifiques d’envergure visant la mise en œuvre de la Transition Citoyenne sans Kabila, seul schéma alternatif pour l’organisation des bons scrutins qui éviteront au pays de plonger dans une spirale de violence poste électorale ».

« La construction d’un État viable et sûr pour chaque congolais passe inéluctablement par ce schéma! », martèle-t-il.

le CASC appelle également les partis politiques de l’opposition, les confessions religieuses, les autres forces vives de la Nation ainsi que l’ensemble du peuple congolais « à adopter son combat et à se joindre à lui pour sauver la nation en péril ».

« Une vigilance tous azimuts et une mobilisation générale s’imposent afin d’arracher notre liberté prise en otage par un groupe de gouvernants », souligne le CASC.

Pour rappel, 19 personnes ont été tuées dont 15 civils et 4 militaires lors de la dernière incursion des rebelles ADF dans la ville de Beni au Nord-Kivu.

Jephté Kitsita