Présidentielle : Vuemba appelle Bemba, Kamerhe, Tshisekedi, Fayulu et Muzito à ne pas aller aux élections sans Katumbi

Le leader du MPCR, Jean Claude Vuemba, a appelé samedi, au cours d’une matinée politique organisé au siège de son parti dans la Commune de Kasavubu, les candidats de l’opposition à ne pas accepter d’aller aux élections générales de décembre prochain si l’opposant Moïse Katumbi en est exclu.

« Pas d’élections sans Katumbi », dit- il.

L’élu de Kasangulu dénonce le plan diabolique ourdi par le pouvoir pour bloquer Katumbi. Pour lui, il n’est pas question d’aller aux élections si il n’y a pas d’inclusivité. Le retour de Katumbi est obligatoire mais surtout très nécessaire pour la désignation du candidat commun de l’opposition, selon lui.

Par ailleurs, il a redit son rejet de la machine à voter.
« C’est la machine à tricher. On ne va pas l’accepter et ça ne passera pas », explique-t-il.
Il a rappelé aussi que plus de 10 millions d’enrôlés sans empreinte digitale se trouvent dans le fichier qu’il qualifie de « corrompu ».

Le cadre de premier rang d’Ensemble affirme que Joseph Kasavubu et Victor Nendaka avaient exigé et obtenu la présence de Patrice Emery Lumumba avant la tenue de la Table Ronde de Bruxelles. Le forum avait été retardé d’une semaine. Il estime que les opposants candidats à la présidentielle doivent imiter le bel exemple de solidarité des pionniers de l’indépendance pour le « cas Katumbi ».

Vuemba estime que « empêcher Katumbi, c’est empêcher 30 % des congolais qui le soutiennent de partout avant même les élections ».

A cette occasion, il a balayé le faux prétexte de double nationalité évoqué par le régime Kabila pour écarter Katumbi. Vuemba rappelle le problème d’exclusion qui avait conduit au déchirement du pays à travers la guerre de l’Afdl de 1996. Il a conseillé au ministre de la justice d’aller se présenter devant la justice belge comme Katumbi est venu courageusement au pays par la frontière de Kasumbalesa, pour affronter la justice congolaise.

Au sujet du dauphin, Vuemba s’est étonné de constater que dans la délégation du président Kabila en Namibie, Nangaa et Shadary s’y trouvaient. Un message clair de l’orientation du processus électoral, d’après lui.

Alors qu’on interdit à l’opposition radicale d’organiser des manifestations publiques, aux partis de la majorité, on les laisse se pavaner dans la villle.

Il a condamné la séquestration de Gabriel Kyungu ce samedi parce que tout simplement, dit-il, il voulait tenir un meeting à Lubumbashi. Pour le MPCR, le pays va mal. Ainsi, les congolais sont appelés à se mobiliser pour contrer tout passage en force du pouvoir en place.

Alphonse Muderwa