RDC – Éducation : Près de 30% de la population sont analphabètes (stats Journée internationale de l’alphabétisation)

Le monde a célébré samedi 8 septembre dernier la journée internationale de l’alphabétisation sous le thème : « l’alphabétisation et développement des compétences ».

Occasion pour la République Démocratique du Congo qui, a célébré cette journée le 10 septembre dernier, de faire un état de lieu global de la situation à l’interne.

A en croire le directeur de cabinet du ministre des affaires sociales, à nos jours, pays compte près de 23 millions de personnes analphabètes. C’est-à-dire, des personnes ne sachant ni lire, ni écrire sur les 85 millions que compte le pays, soit près de 30% de la population congolaise.

Au cours d’une cérémonie organisée à Kinshasa au foyer social de Bandalungwa, la représentante déléguée de l’UNESCO relayant le message de la directrice générale de cet organisme du système des Nations-Unies, a rappelé l’importance de lire, écrire et calculer dans la vie d’une personne, d’une nation, du monde.

« L’alphabétisation est le premier pas vers la liberté, vers l’affranchissement des contraintes sociales et économiques. Elle est la condition indispensable d’un développement à la fois individuel et collectif. Elle fait reculer la pauvreté et les inégalités, crée de la richesse, contribue à éradiquer les problèmes de nutrition et de santé publique », a affirmé la directrice générale de l’UNESCO.

Depuis des années, il y a certes une évolution dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture à travers le monde mais beaucoup reste à faire, insiste l’UNESCO qui s’appuie sur les statistiques.

« A l’échelle mondiale, près de 260 millions d’enfants et d’adolescents ne sont pas scolarisés, 6/10 enfants et adolescents soit 617 millions n’acquièrent pas les connaissances minimales en lecture et en calcul, 750 millions de jeunes et adultes ne savent toujours pas lire et écrire et parmi eux, les 2/3 sont des femmes. Ces lacunes entraînent l’exclusion au sein de la société et entretiennent les inégalités sociales et du genre », explique l’UNESCO.

La ministre provinciale de l’éducation, environnement et genre, présente pour la circonstance, a salué la bravoure et le courage des hommes et des femmes qui ont décidé de rompre avec l’illettrisme et de se former en intégrant les différents centres de formation mis à leur disposition par le gouvernement.

Thérèse Olenga rappelle que si le pays veut se développer, le point de départ demeure l’alphabétisation.

« Le Congo avancera quand chacun pourra contribuer au développement et le point de départ est l’alphabétisation. Allons dans les développements des compétences, parce qu’ils sont multiples », martèle la ministre provinciale de l’éducation de Kinshasa.

À noter que l’UNESCO encourage les pratiques éducatives novatrices, soutient le niveau de coopération entre les secteurs publics et privés car dit-elle, seule une appréhension globale peut répondre de manière adaptée au besoin du monde qui semble se réinventer chaque jour.

Élysée Odia