RDC- Gestion des forêts : Accusé à tort selon lui, le ministre de l’environnement promet de poursuivre en justice plusieurs ONGs dont Greenpeace, OCEAN, CNCEIB, …

Devant la presse mercredi 05 septembre à Kinshasa, le ministre de l’environnement et développement durable a, via son cabinet et le secrétaire général à l’environnement, rejeté les accusations portées contre lui par les organisations de la société civile environnementale dont Greenpeace, CNCEIB, OCEAN…selon lesquelles, Amy Ambatobe organiserait des réunions en cachette pour lever le moratoire qui interdit l’allocation des concessions forestières aux privés pour exploitation.
Le ministre Ambatobe est aussi accusé de vouloir réviser le code forestier par ces ONGs.
Plus grave, ces organisations de la société civile ont affirmé que le ministre avait perçu 12 millions de dollars contre l’octroi de 3 concessions forestières aux chinois.

Le ministre de l’environnement a promis de poursuive ses ONGs en justice.

Pour Benjamin Toirambe, secrétaire général à l’environnement, les allégations des ONGs précitées sont tout simplement un acharnement et une prise en étau du ministère de l’environnement par ces organisations de la société civile nationales et internationales.

Selon lui, aussi bien le processus de révision du code forestier que la dynamique de la levée du moratoire ont déjà été suspendus. Le premier en novembre 2017 et le second en février 2018.

« Les questions sur la révision du code forestier et la levée du moratoire ont été suspendues respectivement en novembre 2017 et février 2018 », a-t-il déclaré.

Tout en rappelant plusieurs avancées significatives réalisées par le ministre, notamment les assignations budgétaires actuellement à plus de 100%, jadis à 50%, le ministère de l’environnement compte saisir la justice contre ces organisations de la société civile qui ont accusé le ministre « d’avoir détourné 12 millions de dollars américains perçus en échange de la réattribution de 3 concessions forestières aux sociétés chinoises ».

« Ainsi sur des faits graves comme celui que je viens d’évoquer, je me permets d’informer l’opinion publique nationale et internationale, la poursuite en justice par le ministère de l’environnement et développement durable des auteurs de ces imputations dommageables », a martelé le secrétaire général à l’environnement.

Pour mémoire, le moratoire sur l’attribution des titres forestiers a été décrété en 2002 par le chef de l’État pour interdire l’exploitation industrielle des forêts congolaises suite aux désordres constatés dans ce secteur.

A son arrivée au ministère de l’environnement, Amy Ambatobe, a lancé le processus pour la levée dudit moratoire car toutes les conditions étant déjà réunies, selon son cabinet.
Mais ce processus a été suspendu en février de l’année en cours pour des raisons non avancées.

Jeff Kaleb Hobiang