RDC : MSF rouvre son unité chirurgicale de traumatologie dans l’Hôpital Provincial de Référence de Kananga

L’organisation médico-humanitaire Médecins Sans Frontières « MSF », a rouvert son unité chirurgicale de traumatologie dans l’Hôpital Provincial de Référence de Kananga (HPRK). C’est à travers un communiqué de presse daté du 8 octobre 2018, et dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD ce mardi, que l’annonce a été faite.

Selon la cellule de communication de cette ONG, MSF y menait déjà des activités de prise en charge médicale et psychologique pour les victimes de violences sexuelles depuis mai 2017.

« Un nouveau projet a été lancé dans la zone de santé de Tshikula, centré sur la santé maternelle et infantile et sur la réponse aux urgences. Ceci, dans le but de continuer à fournir de l’assistance aux populations dans le besoin, et à soutenir le système de santé local, lourdement affecté par les conséquences des violences dans la région du Grand Kasaï, en RDC », précise le communiqué.

Ces deux récentes ouvertures d’activités ont été faites en parallèle au désengagement du volet nutritionnel du projet dans la zone de santé de Tshibala. Ceci a un impact direct sur l’accès aux soins, qui reste un défi, et sur la riposte du point de vue sanitaire, qui est quant à elle inadéquate et pas en mesure de répondre aux urgences et aux nécessités des plus vulnérables.

« Le but de tous ces projets n’était pas seulement de traiter des patients dans nos structures ou des structures que nous appuyons, mais aussi d’atteindre –grâce aux cliniques mobiles et à des visites régulières sur le terrain- les populations vivant dans les villages et les endroits les plus reculés, où l’impact des violences a souvent été plus fort », a déclaré Hilde Vochten, coordinatrice médicale pour MSF en RDC.

Depuis que MSF a commencé à intervenir pour répondre à la crise dans la région du Grand Kasaï en mai 2017, l’organisation a mis en place des projets médicaux dans un total de cinq localités dans les provinces du Kasaï et du Kasaï Central, principalement dans les chefs lieux de province de Tshikapa et Kananga, et à Tshibala, Kakenge et Tshikula.

« La région du Grand Kasaï a connu depuis aout 2016 des violences à grande échelle, qui ont causé la mort de plus de 5.000 personnes et entrainé environ 1,4 millions de déplacées au pic de la crise », souligne Médecins Sans Frontières.

Dans les derniers mois, des centaines de milliers de personnes sont graduellement rentrées dans leurs villages d’origine, mais les besoins humanitaires de populations dans cette région restent immenses et souvent sans réponse.

Jephté Kitsita