RDC-Tshopo: un cas suspect de fièvre hémorragique à virus Ebola signalié à Kisangani entraînant la panique dans la population

Après les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la fièvre hémorragique à virus Ebola frapperait-elle une nouvelle province, celle de la Tshopo ?

Un cas suspect de cette fièvre hémorragique a été signalé à l’Hôpital général de référence de Kisangani-Makiso dans l’avant-midi du dimanche 09 septembre, selon le médecin de cet établissement sanitaire joint au téléphone par 7SUR7.CD.

« La victime a présenté les symptômes de la maladie à virus Ebola mais non confirmé. Elle est morte environ une heure après les administrations des soins » a indiqué Lolo Ofoïli, médecin chef de zone de santé Makiso-Kisangani.

Il rassure que les personnes qui étaient en contact avec ce cas suspect font l’objet d’une surveillance accrue de l’équipe médicale.

 »Aucune des personnes sous surveillance ne manifeste des signes de la fièvre à virus Ebola», a rassuré le docteur.
Il a invité la population au calme en précisant qu’il ne s’agit que d’un cas suspect non encore confirmé.

Pour lui, les échantillons prélevés ont été envoyés à l’Institut national des recherches biologiques -INRB- à Kinshasa pour analyse.

Pendant ce temps, les habitants de Kisangani vivent dans la panique, craignant l’apparition de l’épidémie d’Ebola dans la région.

«Les gens sont dans l’agitation parce que nous sommes dans un contexte d’épidémie de la maladie à virus Ebola. Donc, il ne faudra pas que les gens soient paniqués. Gardons la vigilance en attendant les résultats du laboratoire», a conseillé le docteur Lolo Ofoïli.

Lavage des mains comme mode préventif

Pour rendre effective la riposte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, il a invité, la population de la Tshopo et des environs à prendre toutes les dispositions nécessaires. Notamment, le lavage des mains et la sensibilisation.

«Dans tous les lieux où on se rencontre, il faut nécessairement un lavage de mains. Un autre élément qui est important c’est la sensibilisation. Les enterrements ne peuvent plus se faire comme avant. C’est des enterrements sécurisés désormais», a recommandé le médecin .

Dieumerci Thuambe/Correspondant 7/7