Revoici Dan Gertler et Glencore dans un nouveau feuilleton : 360.000.000 USD pour Inga II

Le mining GLENCORE et son partenaire en RD Congo, le Groupe FLEURETTE de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler vont engager la coquette somme de 360.000.000 USD dans la rénovation d’au moins deux turbines de Inga II.C’est en vue résorber la récurrente problématique de la pénurie et des carences en énergie électrique auxquelles font face les opérateurs miniers installés au Katanga, et qui handicapent l’augmentation de la production. Voilà qui est louable. Car, avec une demande de 912 à 1 202 mégawatts, le Katanga est confronté à un déficit de 734 MW, selon un rapport de la SNEL. Mais sur l’échelle de la crédibilité et de l’honorabilité, foi d’experts, les (futurs) partenaires de la SNEL occupent des rangs qui rappellent la RDC au Doing business.

Il y a encore quelques mois, l’opinion s’en souviendra, le groupe suisse GLENCORE Xstrata et la firme FLEURETTE de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler ont été au cœur de l’actualité pour deux marchés, selon des ONG, fortement teintés de corruption, à coup des centaines des millions de dollars. Un marché portait sur les mines du Katanga et l’autre sur le pétrole du plateau continental, au large de Muanda au Bas-Congo. Le FMI s’en était mêlé contraignant la RDC à publier les termes du dit contrat sans lequel le pays de Kabila n’obtiendrait pas d’appuis budgétaires de Bretton Woods. Il s’en suivra une estocade, un pugilat…verbal entre le Premier ministre, Matata Ponyo et le PCA de la Gécamines (qui est aussi numéro un du principal patronat r-dcongolais, FEC), Albert Yuma. La RDC perdit en crédibilité…davantage avec cette revente au pays par Dan Gertler des droits pétroliers offshore, révélé par l’ONG Global Witness. Le gouvernement r-dcongolais a accepté de racheter pour un montant probablement plus de 300 fois supérieures aux 500 000 dollars payés pour leur acquisition en 2006 par FLEURETTE. Voilà qu’on prend les mêmes, et on recommence…dans un secteur aussi stratégique que la production et la fourniture de l’électricité. Il va sans dire qu’il faut inévitablement l’établissement d’un contrat, d’une convention dûment approuvée par le Parlement pour un apport des capitaux aussi importants (USD 360 millions) dans une entreprise du Portefeuille de l’Etat. L’on se rappellera de l’affaire «Mag Energy», en 2007, où chacun y allait à sa tête. L’alors ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda s’illustrera par des actes d’insubordination vis-à-vis du vénéré Premier ministre, Antoine Gizenga. La confusion fut telle que la version originale du contrat convenu entre la firme Mag Energ et la SNEL via le Portefeuille a officiellement été déclarée « perdue » jusqu’à ce jour. Au même titre que les originaux du rapport dit Lutundula sur les pillages des matières naturelles et les contrats y afférents dans les années 1998-2002. A l’époque déjà, l’on indexait les mêmes acteurs…