Sucrerie de Kwilu-Ngongo : la saga de l’obstruction des mandataires désignés par l’État congolais par l’actionnaire majoritaire belge se poursuit!


En date du 29 juin dernier, la ministre du Portefeuille a signé un arrêté portant désignation des représentants de l’État congolais au sein du Conseil d’Administration de la Compagnie Sucrière de Kwilu-Ngongo.

Selon nos sources, depuis au moins 7 ans, aucun représentant de l’État congolais ne siège au sein du Conseil d’Administration de cette société d’économie mixte, où la partie congolaise détient pourtant 40% des participations.

La raison avancée selon les mêmes sources, serait que la famille LIPPENS, actionnaire majoritaire détenant 60% des parts sociales, ferait obstruction de façon répétée à l’entrée audit Conseil des personnes désignées par l’actionnaire État congolais.

Le dernier cas en espèce, celui d’Yves Kisombe qui. Désigné comme Président du Conseil d’Administration avec trois autres administrateurs congolais, ils n’ont jamais exercé cette fonction. Ils se sont heurtés à un refus catégorique de la famille LIPPENS pour accéder à leurs fonctions.

Une telle situation, si elle continue, risque de détériorer le peu de relation qui existe entre les actionnaires, surtout en cette période de brouille des relations diplomatiques entre la Belgique et la RDC.

Il y a fort à craindre sur l’avenir de cette société d’économie mixte, pour des raisons évidentes d’absence de collaboration entre les parties.

D’après certains experts, pour assurer l’avenir de cette société, il serait mieux de recourir à une bonne collaboration entre les personnes nouvellement nommées par la partie congolaise (voir arrêté joint ici) et l’actionnaire majoritaire (la famille LIPPENS).

« Pour y parvenir, une assemblée extraordinaire devrait être convoquée assez rapidement pour fixer les contours de cette collaboration, estime un ancien administrateur de cette société », pense une certaine opinion.

Après la zairianisation de triste mémoire, la Sucrière de Kwilu-Ngongo serait-elle en voie d’intéresser à nouveau la représentation nationale? La question mérite d’être posée et la réponse d’être donnée.

Jeff Kaleb Hobiang