VENTE DES FOURNITURES SCOLAIRES DANS DES ECOLES Epsp : Maker Mwangu fait une menace tardive et sans effet !

Le ministre de l’EPSP rappelle une disposition interdisant la vente de fournitures scolaires à l’école
Dans 72 heures, les élèves reprendront le chemin de l’école. Voilà le moment que choisit le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp) pour rappeler les chefs d’établissements à l’ordre en ce qui concerne la vente des fournitures scolaires au sein de leurs écoles.

Et pourtant, depuis le 2 juillet, date officielle de la fin de l’année scolaire 2013-2014, la plupart des écoles de la capitale ont alerté les parents de la vente des stylos, cahiers, uniformes… Ce qui s’est concrétisé tout au long de la période des vacances. Les parents ont été obligés d’acheter les fournitures de leurs enfants dans des écoles souvent au prix fort. Certains chefs d’établissements ont même imposé cette pratique.
en place depuis 2007, Maker Mwangu recourt rituellement à ces menaces, mais à l’arrivée rien. Les Kinois très épris de religiosité diraient  » sans effet « .

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) est mécontent du comportement de certains chefs d’établissements scolaires de la ville de Kinshasa. Parce que ceux-ci continuent d’imposer aux parents d’acheter les objets classiques vendus dans leurs écoles. Maker Mwangu, qui a brandi des menaces, a rappelé l’existence d’une disposition interdisant toute vente de fournitures scolaires par les écoles. Le ministre de l’EPSP l’a souligné mercredi 3 septembre au cours d’une réunion de ses services avec les présidents des comités nationaux des parents.
C’est au cours de cette réunion qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire 2014-2015 prévue lundi 8 septembre prochain que les parents se sont plaints auprès du ministre de tutelle.
Les parents ont clairement démontré à Maker Mwangu que cette pratique passe pour une espèce de tracasserie. Surtout que les fournitures scolaires vendues dans des écoles coûtent plus cher que sur les marchés kinois.  » Comment peut-on comprendre que la confirmation des places dans des écoles doit-être conditionnée entre autres par l’achat des objets classiques et le paiement des acomptes des frais scolaires ? Pourquoi le ministre de l’EPSP doit-il laisser faire cette pratique qui dépasse tout entendement dans les milieux des parents dont la plupart sont des fonctionnaires de l’Etat ?  » Devant cette série de questions, Maker Mwangu a rappelé qu’une disposition interdisant cette pratique existe bel et bien et devrait être mise en application.
Les parents présents à cette rencontre ont simplement estimé que la faute revient au Gouvernement qui ne prend aucune sanction à l’endroit des responsables des écoles qui s’adonnent à cette pratique. Pour eux, ces écoles qui sont bien connues de tous continuent à imposer leurs lois au point que tout le monde se voit obligé de protéger son enfant.  » Mettre en place une disposition interdisant la vente des objets classiques à l’école c’est bien. Mais assurer le suivi de cette mesure prise par le ministère s’avère nécessaire voire très important « , ont martelé les membres de l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (Anapeco) présents à la rencontre du mercredi dernier avec le ministre.
Pour sa part, le président intérimaire de l’Anapeco, Norbert Wanyaku Wafielo, a appelé à la collaboration des parents.  » Une instruction antérieure existe à ce sujet. Et nous demandons aux parents dorénavant de dénoncer tout chef d’établissement qui n’appliquerait pas cette instruction-là », a-t-il insisté. Ce qui est important est le fait que les deux parties, à savoir ministère et Anapeco, ont condamné la pratique de vente des fournitures scolaires au sein des écoles.

PREVENIR LE VIRUS D’EBOLA DANS LES MILIEUX SCOLAIRES
Cette réunion a servi d’occasion pour rappeler les notions d’hygiène dans les milieux scolaires en vue de parer à l’éventualité d’une propagation de la fièvre hémorragique à virus Ebola.
Les présidents des associations des écoles conventionnées catholiques, protestantes, kimbanguiste, islamiques, salutistes et adventistes du 7e jour ont aussi participé à cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire 2014-2015. Dorian KISIMBA