Crise à l'hôpital du cinquantenaire de Kisangani (HCKIS) avec le retrait de Sagah : des conséquences humanitaires à craindre

Publié mer 06/03/2019 - 12:30
L'hôpital du Cinquantenaire de Kisangani connaît une crise de gestion qui, si l'on y prendre garde, risque d'emporter ce fleuron en matière des soins de santé dans l'ex Province Orientale et partant menacer la santé publique des Boyomais et Boyomaises, voire au delà. Et pour cause, la société africaine de gestion et d'admnistration des hôpitaux (Sagah) à qui a été confiée la gestion de HCKIS, s'est retirée depuis le 8 février 2019. D'après un communiqué de Sagah parvenu mercredi 6 mars 2019 à 7SUR7.CD, cette crise est consécutive au refus du médecin intérimaire Dadi Falay de procéder le 1 février 2019 à la remise et reprise avec le nouveau médecin Docteur Muller Mundenga, nommé par Sagah pour moderniser L'hôpital du cinquantenaire de Kisangani. Entêté par les autorités locales, Falay ne veut pas céder son fauteuil qui l'occupe pourtant à titre provisoire, selon des sources proches du ministère de la santé qui mettent en cause notamment le ministre provincial de la santé. Conséquence immédiatement de ce retrait de Sagah, le gel d'une somme de plus de 500.000$ pour la modernisation de HCKIS au détriment des patients. Le gel de cette somme a donné lieu à des propos diffamatoires sur un prétendu détournement de 160.000$, déplorent les responsables de Sagah qui se réservent par ailleurs le droit de poursuivre en justice les auteurs de ces propos. Les nouvelles autorités, qui ont fait du social (santé) l'une de leurs priorités, sont appelées à se pencher d'urgence sur ce dossier dont les conséquences humanitaires seront catastrophiques si un dénouement rapide n'est pas trouvé. (Ci-dessous le communiqué de Sagah) Image retirée.Image retirée.Image retirée.