Kasaï-Oriental : Un député national appelle au changement des dirigeants de la Miba (Minière de Bakwanga)

Dans une interview accordée ce ce jeudi 16 mai 2019 à la Rédaction de 7SUR7.CD, le député national Éric Ngalula Ilunga, élu de Lupatapata dans la province du Kasaï-Oriental, appelle au changement des dirigeants de la Minière de Bakwanga.

Selon cet élu de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, « UDPS », les engins qui ont été achetés ne permettront pas de résoudre le problème qui touche cette minière.

En outre, le député national Éric Ngalula Ilunga affirme que 5 millions de dollars pour relancer la Miba est une goûte d’eau dans l’océan.

Pour relancer cette société minière, l’élu de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social estime qu’il existe un certain nombre de préalables.

Il s’agit selon lui entre autres de :

  • Changer le comité de gestion et les administrateurs ;

  • Motiver le personnel ;

  • Des engins miniers pour relancer progressivement la production ;

  • Le payement des créanciers ;

  • Harmoniser avec la Sibeka pour sa participation réelle ;

  • La certification des réserves ;

  • Un fond de roulement consistant.

Selon Éric Ngalula, ce qui est fait actuellement ne représente rien du tout. Avec un investissement sérieux poursuit-il, la Miba peut atteindre sur 5 ans une production de 300.000 carats le mois pour un prix moyen de 20$/carat.

« Dans tout ça, il y a le rôle de l’État qui doit être régulateur pour les investisseurs et les congolais. On le voit en Angola, Botswana, Namibie dans le but de sauver les emplois et améliorer les conditions de vie des congolais comme ne cesse de le répéter le chef de l’État Félix Tshisekedi », conclut-il.

Pour rappel, la société minière de Bakwanga ou «Miba» est l’une des principales entreprises de la République Démocratique du Congo, peut-être même la principale après le déclin de la Gécamines. Autrefois, l’entreprise s’appelait Forminière (Générale des forestières et minières).

C’est une société mixte dont 80% des actions sont détenues par l’État congolais, le reste par des investisseurs étrangers dont le principal est la compagnie belge Sibeka.

Elle est principalement active dans l’exploitation diamantaire au Kasaï (Mbuji-Mayi et Tshikapa).

Jephté Kitsita