Le FPI recadre en 12 points l'auteur des fakenews sur les réseaux sociaux contre cet établissement public chargé d'industrialiser la RDC (communiqué)

Publié sam 13/04/2019 - 16:34

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FPI du 12 AVRIL 2019

Le FPI a pris connaissance de la « mise au point » non signée de l’auteur anonyme des messages mettant en cause depuis quelques temps dans les réseaux sociaux notamment, la gestion du FPI par ses responsables actuels.
Cet auteur s’est encore illustré par un message émanant soi-disant de la « Trésorerie du FPI », ce qui est encore une tromperie enfantine pour essayer de brouiller les pistes et faire endosser ses divagations par le personnel dudit service.

Le FPI, qui avait pourtant souhaité avoir un débat de clarification avec cet auteur anonyme, constate donc que ce dernier préfère l’anonymat des réseaux sociaux et regrette de devoir saisir cette mauvaise occasion pour donner la bonne information au public désireux de connaitre la vérité derrière ces attaques de bas niveau.

Nous précisons qu’il s’agit d’une mise au point supplémentaire consécutive aux distractions et perte de temps, car l’Institution doit consacrer son temps aux actions de développement requis par son mandat plutôt que de se laisser distraire par de vaines tentatives de déstabilisation.
La longue diatribe de l’auteur anonyme appelle donc de la part du FPI les éclaircissements ci- après :

  1. L’auteur affirme que le FPI a été hissé par la précédente administration au niveau des standards internationaux : nous ne devons probablement pas avoir lu le même rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur le FPI qui a fait des constats de grave mégestion ayant conduit l’Assemblée nationale à des recommandations radicales que nous connaissons, allant jusqu’à la demande de suspension de son ancien Administrateur Directeur Général et de son déferrement aux instances judiciaires. Il est loisible à l’auteur de la longue diatribe de se procurer ledit rapport et de se faire une meilleure opinion de la situation du FPI à la fin du mandat de l’ancienne administration du FPI. Qui veut-on tromper ?
  2. L’auteur parle d’autorité morale. Autorité morale ? L’auteur anonyme se réfère-t-il à un chef de parti politique ou à un ancien responsable d’une entreprise publique ? Cette confusion est révélatrice des critères de militantisme décriés qui ont prévalu dans le passé entre l’autorité morale et le personnel de l’entreprise, pris sans défense en otage par une coterie au service exclusif de ladite autorité.

  3. S’agissant des recettes de la TPI à l’import, celles-ci ont effectivement connu une hausse fulgurante grâce aux efforts du personnel aujourd’hui mieux formé aux techniques de mobilisation, de recouvrement de la taxe ainsi qu’à l’encadrement de la Direction générale actuelle qui a réussi à obtenir des ajustements dans le cadre de nouvelles instructions administratives et dans le respect de la loi, avec nos partenaires traditionnels. Prétendre que c’est la révision du code minier qui a permis ces performances est non seulement faux mais témoigne d’une volonté désespérée de masquer les insuffisances dans ce domaine de ceux qu’il semble qualifier de meilleur gestionnaire. En ce qui concerne le rétablissement de la taxe locale pour certains produits à 2%, la Direction Générale actuelle l’a obtenu ; si l’ancienne ne l’a pas fait, elle ne devrait s’en prendre qu’à elle-même.

  4. L’auteur anonyme et désespéré, qui s’érige en porte-parole des industriels, prétend que ceux-ci déplorent l’absence d’impact des recettes dans la vie des congolais. Il se garde bien de dire quel a été l’impact socio-économique de l’ancien portefeuille-prêt toxique, avec la plupart des projets non réalisés, fictifs et en retard de déblocages, souvent fractionnés sur plusieurs années. Les missions de supervision initiées par l’actuel comité a effectivement révélé qu’il y avait à boire et à manger…La nouvelle politique de financement a été mise en place pour corriger ces travers : elle est transparente, non discriminatoire et est essentiellement basée sur la réalisation d’études préalables et l’identification des opportunités d’investissement dans toutes les 26 provinces de la RDC.
    Le FPI est étonné de l’intoxication et de la désinformation savamment cultivées dans un esprit de nuisance autour des projets réalisés ci-dessous, qui l’oblige à apporter des éclaircissements afin d’éviter d’entretenir, par ses détracteurs, la confusion dans l’esprit de l’opinion. Il s’agit de :

i. Lycée SEBYERA : dossier agréé régulièrement en faveur d’une école des filles dans l’ex Bandundu, dirigée par les sœurs religieuses qui ont sollicité et obtenu une intervention du FPI de 25.000 $ pour l’acquisition des machines à coudre afin d’équiper son atelier de couture, des ordinateurs ainsi que des panneaux solaires pour l’électrification de l’internat. Par le passé, l’administration précédente avait déjà subventionné dans ce sens la Faculté catholique de Kinshasa (USD 564.000,00 en 2011) pour son bâtiment de Mont-Ngafula, l’Université Officielle de Mbuji-Mayi (USD 155.546,00 en 2013), et la Faculté de Sciences de l’Université de Kinshasa.

ii. CUMABLOCK : il s’agit d’une subvention accordée partiellement par l’équipe dirigeante sortante relative à la construction du pont NKOLE à Malemba-Nkulu (Province du Haut Lomami), et dont le solde a été accordé par le management actuel. Il a été inauguré par Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Industrie en 2017. Des économies de USD 50.000,00 ont été réalisées ;

iii. UNIKIN : Subvention sollicitée et obtenue par l’UNIKIN et destinée à la première phase de forage de trois puits d’eau pour le plateau des professeurs. Cet ouvrage a été réalisé et est opérationnel à ce jour. Il a été financé selon les nouvelles procédures avec décaissement en faveur du maître d’œuvre et non aux autorités de l’Université. La seconde phase est en cours de réalisation pour les homes d’étudiants, les cliniques universitaires, le CNPP, etc. inscrite dans le programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’Etat ;

iv. CIMAIKO : Programme du Gouvernement de la République initié, pour l’implantation de la cimenterie dans l’ex Province Orientale. Cette subvention (USD 2.500.000,00) est un projet du Gouvernement qui a été accordé à l’Office de Route en qualité de Maître-d’œuvre pour la réhabilitation du pont LUBUNGA et l’aménagement de la route menant au site d’exploitation de la Cimenterie. Il sied de noter que les décaissements y relatif ont débuté avec l’ancien management.

v. ETUDE DE FAISABILITE D’UNE MICROCENTRALE A KINDU : une demande de financement des études de faisabilité sollicitées par le Gouvernement provincial du Maniema en vue de l’implantation d’une microcentrale. Ces études ont été réalisées et mises à la disposition de la Province. Ce projet n’a aucun lien, ni de près ni de loin avec l’ancien Premier Ministre MATATA, injustement mis en cause ;

vi. PROJET BISHWEKA : il s’agit d’une filière de l’industrie hôtelière. Ce projet appartient au Groupe IHUSI bien connu à Goma, dans le Nord-Kivu qui est en partenariat avec la chaine hôtelière internationale SERENA. Il a été financé suivant la nouvelle politique d’intervention sur les secteurs porteurs, selon que l’industrie hôtelière était financée de manière indirecte. Ce promoteur a déjà financé presqu’en totalité son projet. Pour lui permettre de le parachever les travaux de l’hôtel et répondre aux standards SERENA d’une part et répondre aux exigences d’y inclure les activités de panification, de pâtisserie et de charcuterie génératrice de la taxe de promotion de l’industrie d’autre part.

  1. La Direction Générale du FPI assume l’effort qui a été fait d’accroître le volume des subventions, dont l’auteur anonyme parle abondamment, dans le but, uniquement, de viabiliser des aires de développement en manque d’infrastructures, pour y faciliter l’activité économique et, donc, permettre aux activités industrielles d’accroître le niveau de leur production. Si dans le passé beaucoup de projets ont connu des échecs, c’est aussi par manque d’études préalables. Ne pas comprendre cela pour quelqu’un qui prétend parler au nom des industriels est dramatique et amène à comprendre bien des choses sur les contreperformances enregistrées par le FPI les années antérieures à 2017.
  2. S’agissant du nouveau siège du FPI, il s’agit d’un bâtiment hérité par la nouvelle équipe dirigeante sois disant « dans un état d’inauguration » qui a occasionné d’autres dépenses additionnelles relatives notamment, à des paiements des pénalités en faveur de l’entrepreneur et, ce, pour non-respect des engagements. Il a été construit, au départ, pour un usage résidentiel et non administratif. En outre, il comportait beaucoup de malfaçons. Donc, ces travaux de transformation, réhabilitation, correction à tous les niveaux et principalement ceux liés à la réparation du joint des dilatations qui présentait des fissures profondes avec comme conséquence des infiltrations abondantes des eaux de pluie ont été réalisés par l’entreprise chinoise de construction SZTC pour un montant de 1.400.000,00 $. Aussi, pourrions-nous comprendre que cet investissement de façade réalisé par l’ancienne équipe dirigeante, dont le coût initial était fixé à 12 millions de dollars, a curieusement englouti plus 25 millions de dollars à concurrence de la même valeur que le prestigieux bâtiment HYPNOSE de Lubumbashi ?

  3. Ascenseurs : encore un produit de l’imagination fertile fondée sur le sophisme en portant sur la place publique une confusion délibérée sur une facture de 700$ (et non 700.000,00 $) des frais d’entretien et de réparation des ascenseurs décriés ci-haut et non d’une acquisition fictive de nouveaux ascenseurs. Ce même mensonge est devenu récurrent et l’opinion doit éviter de croire à ces inepties et intoxications fondées sur la théorie du général hitlérien GOEBBELS, c’est-à-dire « mensonge sur mensonge pour amener l’opinion à croire que cela est vrai ».

  4. Il sied, par ailleurs, de préciser que dès l’entrée en fonction de la nouvelle Direction Générale, les modalités de financement par voie de subvention ont été revues pour améliorer leur taux de réalisation effective de manière à éviter d’aggraver le lourd héritage de projets subventionnés pour la plupart non réalisés que l’institution doit gérer jusqu’à ce jour.

  5. Nous invitons les congolais à suivre et même à surveiller la réalisation des projets FPI d’envergure retenus dans le cadre du programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’Etat pour se convaincre de ses nouvelles orientations.

  6. En matière de gouvernance, la grande innovation de l’actuelle direction est d’avoir érigé le comité de direction en instance de coordination et de gestion participative de l’institution. Cela n’était pas le cas dans une période passée marquée par une centralisation à outrance des décisions concernant la vie de l’entreprise. Par ailleurs, il n’y a pas, nous l’avons dit, de discrimination comme cela était la règle dans un passé récent. Le fonds social par exemple, qui a été reconstitué est maintenant opérationnel et l’octroi des prêts aux agents sur des bases éloignées du népotisme qui avait élu domicile dans l’entreprise au profit d’une coterie dont l’auteur semble solidaire, ce qui doit expliquer son anonymat tellement cela est indéfendable.

  7. Le Conseil d’Administration du FPI qui fixe l’agenda et le lieu de ses réunions n’a pas à s’en justifier auprès de leur autorité morale. L’opinion doit savoir que la prochaine réunion se tiendra courant avril à Lubumbashi, c’est-à-dire l’ex Province du Katanga, d’où provient 86 % des recettes de la TPI ; ce qui justifie une nécessité de supervision et d’inspection au moment où l’entreprise a pris des engagements importants sus-évoqués.

  8. Le FPI, à la suite de cette mise au point, estime avoir suffisamment éclairé les congolais sur la gestion actuelle de l’entreprise et les errements que constituent les élucubrations de l’auteur anonyme rédigées dans un langage qu’il doit être seul à pouvoir déchiffrer avec aisance.
    Le FPI ne fera pas l’honneur à ses détracteurs, tapis dans l’ombre de l’anonymat, de répondre à tout le tissu de mensonge et contre-vérités répandus dans leurs messages tant leur imagination fertile en inventeraient aussitôt d’autres, et l’obligerait à entrer dans une spirale de démentis inutiles.
    A cet effet, les lecteurs peuvent à la place du FPI poser à ces personnages anonymes quatre questions :

• Pourquoi ne pas sortir de l’anonymat et accepter le débat, tant demandé par le FPI ? S’il y a des éléments si compromettants autant en discuter au grand jour ;
• Pourquoi durant l’atelier sur l’état des lieux du FPI de décembre2016, réunissant des agents tant du siège que ceux des entités provinciale, il y a eu une telle dénonciation des pratiques de mauvaise gouvernance ayant prévalu durant le mandat de l’autorité morale au point qu’on a eu l’impression que le personnel de l’entreprise sortait d’un grave traumatisme et désespoir ?
• Pourquoi constate-t-on ce même scenario dans les réunions avec les opérateurs économiques, au bord du découragement, par rapport à ce qu’ils subissaient dans le passé?
• Pourquoi le rapport du Parlement de notre pays a-t-il qualifié en 2015, preuves à l’appui, la gestion « aux standards internationaux » de l’autorité morale de catastrophique, pour ne pas dire plus?

Le FPI invite donc les lecteurs de bonne foi qui souhaitent plus d’éclaircissement à se rapprocher de lui dans un esprit positif qui, nous le souhaitons vivement, peut vraiment faire avancer la cause de l’institution et celle du pays.
Pour clore, il faut noter que le FPI aujourd’hui est l’exemple typique des conséquences tant redoutées par l’esprit et la lettre de plusieurs textes légaux et réglementaires notamment le code d’éthique et bonne gouvernance de voir des conflits d’intérêt menés, malheureusement, par une partie de son personnel, une coterie, un mouvement politique ou socio-culturel. Les autorités devraient veiller rigoureusement à ce que les entreprises et établissements publiques ne contiennent en leur sein plus de deux personnes liées par des liens familiaux, de filiation, d’alliance ou autres.

CELLULE DE COMMUNICATION DU FPI