L’ODEUR D’UNE ÉNIÈME TRANSITION

Une énième transition ? On en parle de plus en plus dans le landerneau politique kinois. Certains en esquissent même les contours. L’aveu « techniquement » motivé de Corneille Nangaa aura au moins un mérite. Celui de placer tous les acteurs -nationaux comme étrangers- devant leurs responsabilités.
D’une part, les ayatollahs putatifs des élections à tout prix ou à n’importe quel prix. Et de l’autre, les artisans ou partisans supposés du report appelé en jargon congolais « glissement ». Aux uns et aux autres de s’assumer en pleine connaissance de cause pendant qu’il est encore temps.
Alors, la solution passerait-elle par une énième transition ? Pourquoi pas. Si ce serait cela le prix à payer pour éviter la chienlit. Si ce serait cela l’antidote au délitement de la RDC. Un effondrement qui aurait des conséquences à l’échelle de toute la sous-région. En fait, plusieurs sous-régions, car ce pays-continent appartient à la fois à l’Afrique centrale, aux Grands Lacs, à l’Afrique orientale et australe. Ça fait beaucoup. Ça devrait plutôt inciter les boutefeux de tous les bords, d’ici et d’ailleurs, à de la modération. A moins que le déluge soit une option partagée.
Le hic, c’est que le chaos est comme l’enfer sartrien : il est pour les autres. En l’occurrence pour le Congolais lambda. Lui qui, déjà clochardisé depuis les années Mobutu, n’a aucun moyen de se soustraire de la catastrophe. Double peine pour cette majorité silencieuse. A l’opposé des Congolais d’en haut- Pouvoir et Opposition- dont la plupart sont en capacité d’évacuer les leurs à tout moment. D’autres d’ailleurs ne se cachent plus d’avoir toute la progéniture ou presque sous des cieux jugés plus « cléments ».

José NAWEJ

loading...

2 commentaires sur “L’ODEUR D’UNE ÉNIÈME TRANSITION

  1. LE PREALABLE A TOUTE NOUVELLE TRANSITION EST LA DEMISSION ILLICO PRESTO SANS CONDITION DU MINABLE IMPOSTEUR RWANDAIS SORTI DE NULLE PART H. KANAMBE ALIAS JOSEPH KABILA

Ajouter un commentaire