Dédoublement des partis politiques : pas de preuve sur le plan juridique

Le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité et le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) ont eu une séance de travail hier mardi 10 octobre 2017 au siège de cette institution. Il était question pour les deux parties d’évaluer les mesures de
décrispation relatives au dédoublement des partis politiques retenues dans l’Accord de la Cenco (Conférence Episcopale Nationale du Congo).

C’est à l’invitation du président du CNSA que Ramazani ShadarI a éclairé la jeune institution sur les efforts déjà déployés pour vider cette question suite aux recommandations de l’Accord .Il a évoqué la particularité de chaque parti politique concerné par l’accord du point de vue politique et juridique. Il s’agit notamment du MLC/L, ARC, ACO, UNAFEC, PDC, UNADEF et  MSR. Il a dit être en règle avec les recommandations de l’accord en rapportant l’arrêté pris avant lui, qui enregistrait deux partis (cas du MLC et MLC/L déjà résolu par lui). S’agissant du dédoublement présumé  de certains partis politiques, Ramazani a démontré au cas par cas et pour chaque parti l’absence des preuves juridiques(Arrêtés)
d’un quelconque dédoublement. Ce, tout en mettant le CNSA à contribution le dénouement commun de certaines questions sur le plan politique. « Le ministère de l’Intérieur ne statue pas sur les conflits internes des partis politiques qui doivent être réglés devant les instances judiciaires, c’est-à-dire devant les cours et tribunaux », a-t-il précisé.
Outre le présidium du CNSA et ses membres, la délégation du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité
comprenait, en dehors du Secrétaire général aux partis politiques, quelques membres de son cabinet notamment le directeur de cabinet et quelques conseillers. Les participants ont salué la richesse des échanges et la profondeur de l’exposé du vice-Premier ministre de l’intérieur. Du reste, le CNSA a accédé à sa demande d’approfondir la réflexion sur la complexité politique de certains aspects de la question examinée avant les élections. Selon le rapporteur du CNSA, Valentin Vangi, il était notamment question pour son institution qui a écrit au vice-Premier ministre, d’être mis au parfum de tout ce qui a déjà été fait afin de permettre
au CNSA à son tour, en interne, de trouver des solutions politiques
pour les partis politiques concernés, cités dans l’accord politique du
31 décembre 2016. Il a loué l’attitude d’Emmanuel Shadari qui s’est
montré disposé à contribuer à l’obtention d’une solution. A en croire
le rapporteur du CNSA, cette rencontre revêt une importance capitale
dans le cadre de l’évaluation de la mise en oeuvre de l’accord de la
Saint Sylvestre.

Myriam Iragi

loading...

Ajouter un commentaire