L’Accord de Cotonou en discussion à Kinshasa

L’Accord de Cotonou, qui régit à l’heure actuelle les relations entre l’Union Européenne (UE) et le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (groupe ACP), arrive à échéance à la fin de l’année 2020. Devrait-on conclure ou non un nouvel accord ? Les membres du Réseau des plates-formes nationales des ONG de l’Afrique centrale
(REPONGAC) discutent de cette question, depuis hier mardi 10 octobre 2017 à l’hôtel Venus de Kinshasa.

Session ouverte par le Dr Davy Irené Louvouezo, président du Conseil d’administration du REPONGAC, ce dernier a informé les participants que des ateliers similaires se tiendront dans chacun des 7 pays membres et à leur issue se tiendra l’atelier régional, de manière à
capitaliser les acquis enregistrés à l’échelle nationale. Dans le lot des pays membres, il y a le Cameroun, le Congo, la RDC, le Gabon, la RCA, le Sao Tome e Principe et le Tchad. Ces ateliers nationaux, explique-t-il, poursuivent 3 objectifs
spécifiques, à savoir : informer et former les acteurs de la Société civile et les réseaux des parlementaires sur les problématiques de l’intégration régionale et sur les différents enjeux commerciaux ;
faciliter la mise en place des stratégies d’actions coordonnées de
participation démocratique des acteurs de la Société civile ; et
enfin, faciliter la prise de position commune des réseaux
parlementaires et de la Société civile d’Afrique centrale par rapport
à l’avenir de l’accord de Cotonou.
Brossant le tableau  de cette structure, le Dr Davy Louvouezo a
rappelé que ce réseau des plates-formes nationales d’ONG de l’Afrique
Centrale a été créé le 27 Mars 2008 à Brazzaville capitale de la
République du Congo à l’initiative des plates-formes nationales de
l’Angola, du Congo, de la RCA, de la RDC et du Rwanda. Le REPONGAC a
pour but d’aider les plates-formes d’ONG  et d’autres réseaux des OSC
de l’Afrique Centrale à poursuivre efficacement leurs intérêts
sociaux, économiques respectueux de l’environnement, de la bonne
gouvernance afin d’augmenter leur impact politique dans un espace
démocratique sous pression.
Créé dans un monde dominé par des crises économique, financière,
climatique, environnementale, de mal gouvernance et une crise de
l’espace démocratique, le REPONGAC rêve d’une Afrique Centrale où les
OSC  augmentent leur impact politique et influencent les décisions
politiques pour des changements réels dans la vie des populations de
l’Afrique Centrale  à côté d’autres acteurs.
La mission du REPONGAC est de s’efforcer à promouvoir, développer,
protéger et renforcer les plates-formes d’ONG membres ainsi que
d’autres réseaux régionaux des OSC de devenir crédibles, légitimes,
rendent obligatoirement compte à leurs membres,  offrent des services
aux membres et disposent de pouvoir réel pour mieux influencer les
politiques au niveau régional.
Cet atelier national se clôture ce mercredi 11 octobre 2017.

Tshieke Bukasa

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