Élections : pour le groupe parlementaire UNC et Alliés, la machine à voter n’est pas légale

La machine à voter peine à faire l’unanimité dans la classe politique. Elle divisé profondément la société congolaise.

Au cours d’une conférence de presse mercredi au siège national de l’UNC à Kinshasa, les députés membres du groupe parlementaire UNC et Alliés ont longuement abordé la problématique de la légalité de la machine à voter.
Pour eux la machine à voter n’est pas légale.

Selon le président de ce groupe parlementaire, Jean-Marie Bamporiki, il est anormal à ce stade de parler de quelque chose (machine à voter) qui n’existe pas dans la loi électorale.

Prenant la parole, le député Grégoire Mirindi, élu de Kalehe dans le Sud-Kivu, a indiqué que seule la CENI connaît le secret de la machine à voter.

« Seule la CENI connaît le secret de la machine à voter, son utilisation, son maniement…», a-t-il déclaré.

Corneille Nangaa tient mordicus à l’utilisation de la machine à voter aux prochaines élections, alors que celle-ci est contestée par l’opposition, la société civile et la communauté internationale y compris le pays d’origine de la fabrication de ladite machine.
D’après le président de la CENI, si la machine à voter est écartée, il faudra reporter les élections d’au moins 6 mois.
Dans ces conditions, les élections prévues en décembre 2018 ne peuvent avoir lieu qu’en juin ou juillet 2019, avait alerté C. Nangaa.

Jeff Kaleb