Liste des partis et regroupements politiques : G. Kapiamba demande à H. Mova de rapporter les arrêtés qui ont le germe de violences

La liste des partis et regroupements politiques publiée récemment au Journal officiel continue d’alimenter le débat au sein de la classe politique et sociale congolaise.
Cette fois-ci, c’est au tour de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), de monter au créneau.

Au cours d’une déclaration faite ce lundi 14 mai 2018, l’ACAJ dénonce la violation de l’article 7 de la loi sur les partis politiques et de l’accord de la Saint Sylvestre, pour commenter la liste des partis et regroupements politiques autorisés à fonctionner en RDC.

Le cas UDPS figure parmi les points évoqués par ACAJ.

 » Quatre partis politiques portent la même dénomination Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) dont deux avec le même siège social et arrêté ministériel d’agrément n°91-049 du 17 janvier 1991 (UDPS/Tshibala et UDPS/Tshisekedi) et un autre sans numéro d’arrêté d’agrément ni siège (UDPS/Rénové de Valentin Mubake) », a déclaré Georges Kapiamba.

Ce qui constitue selon le coordonnateur de ACAJ, une violation de l’article 7 portant organisation et fonctionnement des partis politiques qui dispose qu’aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré…

Les cas du MSR et de NBP, que se disputent le ministre Kalala Tshibangu et le député Ambroise Kamukuny, préoccupent également l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice.

« Le Gouvernement a illégalement arraché la direction du parti « Mouvement Social pour le Renouveau » à Pierre Lumbi pour la confier à François Rubota ainsi que du parti Notre Beau Pays à Tshibangu Kalala et la confier à Ambroise Kamukuny », a martelé Georges Kapiamba, qui considere qu’à travers ces actes, le gouvernement congolais a aggravé la situation et violé l’accord du 31 décembre 2016.

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice dit condamner fermement la politique qui vise à semer les germes des violences entre les membres des différentes fractions de partis politiques dédoublés.

 » Nous recommandons vivement au ministère de l’intérieur de rapporter tous les arrêtés qui sont à la base de cette situation ou qui ont écarté des dirigeants légitimes de la direction de leurs partis politiques », a conclu G. Kapiamba.

ACAJ a tout de même salué le fait que le gouvernement congolais ait réglé les cas de certains partis politiques notamment ceux de l’UNADEF de Christian Mwando Simba et de l’UNAFEC de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza.

J.K.

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