Nord-Kivu : Les environnementalistes réitèrent leur opposition à l’exploitation du pétrole dans le PNVI et Salonga

Le consortium alliance pour les moyens d’existence verts, GLA en sigle, a présenté jeudi 11 octobre 2018 au centre de presse de Goma, la pétition collective adressée au président de la République, pour dire  « non à toute initiative visant à désaffecter ou déclasser les parcs nationaux des Virunga et Salonga ou une de leurs parties pour exploiter le pétrole, au préjudice de l’humanité et des communautés locales en RDC ».

Les organisations de la société civile environnementales du Nord-Kivu réunies au sein du GLA, traduisent leurs espoirs à travers les habitants des territoires de Lubero, Rutshuru, Masisi, Beni ville et la ville de Goma dans la pétition demandant au Chef de l’État congolais de traduire son engagement par des actes encore plus forts, visant à contribuer à la protection de la nature et y tirer des bénéfices, selon les prescrits des instruments juridiques nationaux et internationaux en matière de conservation de la nature.

Une équipe de ces organisations du Nord-Kivu partie à Kinshasa pour le dépôt de la pétition qui a reçu les signatures de 23062 personnes, s’est réjouie de voir les différentes autorités et partenaires s’approprier la démarche, afin de ne pas annihiler le prestige de la RDC qui reste un pays charnier et modèle dans les solutions attendues aux crises multiples issues des effets du changement climatique, a fait savoir Josué Mukura, responsable de la fédération des comités des pêcheurs individuels du lac Édouard (FECOPILE), lors de la lecture de la pétition devant la presse.

Cette initiative intervient après un arrêté du ministre des Hydrocarbures, qui consacre l’exploitation du pétrole dans les blocs IV et V du Parc des Virunga et les blocs I et II du Parc de la Salonga, classés comme patrimoine mondial de l’UNESCO.

Notons que la firme britannique SOCO international qui projetait l’exploitation pétrolière dans le bloc V du Parc des Virunga, avait abandonné le projet en 2014 suite notamment à une mobilisation de la société civile.

Valéry Mukosasenge