RDC-Climat des affaires : le Rapport Doing Business 2019 de la Banque Mondiale est paradoxal

Le Rapport Doing Business 2019 que vient de rendre public la Banque mondiale le 31 octobre est paradoxal car malgré les avancées significatives enregistrées par la RDC dans 3 indicateurs sur les 6 communiqués à l’instition de Bretton Wood, elle recule de deux places.

En apparence, c’est une contreperformance mais en réalité il n’en est pas ainsi car ce recul dans le classement est dû au fait que certains pays africains ont entrepris plusieurs réformes.

En scrutant en détail ledit Rapport DB 2019, on s’aperçoit qu’il est plus facile de faire les affaires en RDC en 2019 qu’en 2018 grâce aux réformes entreprises d’autant plus que, aucun recul dans les réformes précédentes n’a été enregistré comme autrefois.

(Lire ci-dessous le communiqué de l’agence nationale de la promotion des investissements en RDC)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Rapport Doing Business 2019 : « La RDC enregistre des avancées significatives sur 3 indicateurs sur les 6 ayant fait l’objet de réformes, mais perd cependant 2 places dans le classement général »
C’est en date du mercredi 31 octobre 2018 que le Rapport Doing Business 2019 de la Banque Mondiale, qui classe les différentes économies du monde en fonction des facilités offertes pour la pratique des affaires sur une période d’une année, soit du 01 mai de l’année antérieure au 30 avril de l’année postérieure a été publié.

Pour ledit rapport, alors que le pays avait amélioré sa position dans le classement général dans le Rapport Doing Business 2018, grâce principalement à l’indicateur « Création d’entreprise », seule réforme à avoir été validée et sur lequel le pays avait gagné 34 places, soit de la 96ème place dans le Doing Business 2017 à la 62ème place, les résultats du Doing Business sont tout à fait différents pour cette année.

En effet, sur les 6 réformes communiquées par la RDC sur les indicateurs ci-après : (i) la Création d’entreprise, (ii) le Permis de construire, (iii) le Transfert de propriété, (iv) le Raccordement à l’électricité moyenne tension, (v) le Paiement des taxes et impôts et (vi) le Commerce transfrontalier ; seules 3 des six réformes communiquées à la Banque Mondiale ont été prises en compte. Il s’agit des réformes sur les indicateurs ci-après : (i) le Transfert de propriété, (ii) le Commerce transfrontalier et (iii) l’Exécution des contrats, soit une moyenne de 50%, contrairement à l’année passée où seule la réforme relative à la création d’entreprise a été prise en compte.

Il sied de noter cependant que la République Démocratique du Congo, contrairement aux années antérieures, n’a enregistré aucune réforme négative sur les indicateurs d’évaluation. En effet, sur les 10 indicateurs, le pays a amélioré sa note sur l’indicateur « facilité de faire des affaires » (ici il faut entendre l’écart qui existe entre une économie par rapport à la meilleure économie sur un indicateur donné et qui représente 100%) sur 5 indicateurs, à savoir : (i) la Création d’entreprise (90,24% contre 89,78% en 2018), (ii) le Permis de construire ( 53,67% contre 52,26% en 2018), (iii) le Transfert de propriété ( 47,14% contre 45,44% en 2018),(iv) le Commerce transfrontalier ( 3,45% contre 1,26% en 2018)  et (v) l’Exécution des contrats ( 33,28% contre 32,35% en 2018). La RD. Congo a stagné sur les 5 autres indicateurs.

A la lumière de ce qui précède, et de ce que révèle le Rapport Doing Business 2019, il s’aperçoit une amélioration, de façon générale, de la note sur la facilité de faire des affaires (score de la distance à la frontière) de 0,67%, soit 36,18% dans le rapport précédent et 36,85% dans le Doing Business 2019.

Quoi qu’ayant enregistré ces avancées significatives, la RDC notre pays a enregistré un recul de deux places dans le classement général du Doing Business 2019.

L’une des principales raisons de cette régression demeure le fait que d’autres pays africains ont entrepris plusieurs réformes. A ce sujet, il sied de préciser qu’un tiers des réformes recensées par le Doing Business cette année concerne les pays de l’Afrique Subsaharienne.

L’ANAPI ne baisse pas les bras, elle maintient le cap et le rythme de la coordination des réformes. Ceci requiert l’appui, l’apport et l’implication de tous les Congolais.

L’amélioration du climat des affaires est l’affaire de tous les congolais.

G.M.M.

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