RDC-Ebola : "Le ministère de la santé n’a jamais reçu de plainte faisant état d’exploitation sexuelle de la part de son personnel", (Équipe de Riposte aux allégations de The Guardian)

Le 12 février dernier, The Guardian un quotidien d'information britannique à travers son article intitulé "Ebola vaccine offered in exchange for sex, Congo taskforce meeting told", avait affirmé que le personnel du ministère de la santé faisait usage de l'exploitation sexuelle dans le cadre de la riposte contre Ebola. Et la réaction du ministère de la santé ne s'est pas faite attendre. Dans son rapport du 12 février dernier, la direction générale de lutte contre Ebola affirme n'avoir reçu des plaintes allant dans ce sens. En outre, le ministère de la santé indique avoir contacté Le Guardian pour lui demander de corriger les fausses allégations basées sur une interprétation erronée des données préliminaires d’une évaluation conduite par le Comité International de Secours (IRC). "A ce jour, le ministère de la santé n’a jamais reçu de plainte ou d’information faisant état d’exploitation sexuelle de la part de son personnel dans le cadre de la riposte contre Ebola. Des rumeurs à ce sujet avaient circulé sur les réseaux sociaux à un moment et le ministère de la santé avait été très clair qu’il n’y aurait aucune tolérance pour ce genre de comportements", précise la direction générale de lutte contre Ebola. Des mesures additionnelles sont mises en place poursuit-elle, pour assurer un meilleur système de détection de ce type d'incidents dans la communauté. Le ministère de la santé et ses partenaires œuvrant dans l’engagement communautaire effectuent régulièrement des recherches et des enquêtes de terrain sur différentes problématiques dans l’unique but d’améliorer et d’adapter la riposte contre l’épidémie d’Ebola. Ces enquêtes sont des outils importants pour identifier et résoudre de potentiels problèmes identifiés. L’exploitation des groupes vulnérables en période de crise est une réelle problématique selon les équipes de la riposte, qui doit être prise en compte dans la conception et l’adaptation des stratégies de riposte contre Ebola. Ces groupes vulnérables ne se limitent pas seulement aux femmes et aux filles, mais comprennent également les jeunes garçons, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap. "Avec nos partenaires, nous continuerons à effectuer des sondages et enquêtes communautaires afin d’assurer la protection de tous ces groupes vulnérables dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola au Nord-Kivu et en Ituri", renchéri le ministère précité. Pour le ministère de la santé publique, The Guardian affirme faussement que l'on donne les vaccins aux femmes moyennant échange des faveurs sexuelles. Jephté Kitsita