RDC-Forêt : "la date buttoir du 31 décembre 2018 concerne le dépôt et non la validation des plans d'aménagement" (J. Ilanga à Green Peace)

Publié ven 05/04/2019 - 11:37
Devant la presse jeudi 04 avril 2019, José Ilanga directeur forêts, a, au nom du secrétaire général à l'environnement (en mission), recadré l'ONG internationale Green Peace sur son rapport concernant la validation des plans d'aménagement. A en croire José Ilanga Lofonga, "les dispositions du code forestier en matière d'aménagement forestier donnent un délai de 4 ans plus 1 pour le dépôt des plans d'aménagement". De ce fait, la RDC dit-il, ayant adhéré à l'initiative pour la Foret d'Afrique Centrale, (CAFI), financée par la Norvège, a fixé une date buttoir du 31 décembre 2018 pour dépôt des plans d'aménagement des concessions forestières n'ayant pas encore déposé leurs plans d'aménagement. "Nous tenons à préciser que la date buttoir susmentionnée concerne le dépôt et non la validation des plans d'aménagement. L'ONG internationale Green Peace a basé son rapport sur la validation des plans d'aménagement au 31 décembre 2018 plutôt que sur le dépôt de ces derniers à cette même date. Je signale que le dépôt constitue le point d'engagement de la RDC vis-à-vis de l'initiative CAFI", a-t-il souligné. En définitive José Ilanga indique que "sur les 156 titres soumis au processus de conversion des anciens titres en contrats de concession forestière, 81 titres ont été jugés convertibles, dont 57 titres ont signé les contrats de concession forestière, 16 titres ont été rétrocédés au domaine privé de l'État, 3 titres mis en sursis et 1 titre converti en concession de conservation". "Ainsi, au 31 décembre 2018, 20 plans d'aménagement ont été déposés pour 21 titres signés en 2011. En conclusion, le rapport publié par Green Peace ne reflète pas la réalité et accuse à tort le Gouvernement de la République", a-t-il renchéri. Pour rappel, lors de sa dernière sortie médiatique à Kinshasa sur l’exploitation forestière industrielle en RDC, l'ONG Greenpeace Afrique, a exigé "que soient restituées immédiatement à l’Etat congolais, 24 concessions considérées à ce jours comme nulles et non avenues". Selon cette organisation, "les concessions sur lesquelles les exploitants n’ont pas obtenu l’approbation de leur plan d’aménagement dans les délais légaux ou pour lesquelles ils n’ont pas déposé leur plan d’aménagement, doivent être restituées à l'État". Elle a également expliqué que "la majorité des titres concernés sont largement ou totalement inactifs pendant plusieurs années". Jeff Kaleb Hobiang