RDC-Sankuru : Absent de la réunion avec le président de la République, Lambert Mende donne ses raisons

Publié mer 08/05/2019 - 10:18
Il est au coeur de la crise qui secoue la province du Sankuru mais il était également le grand absent lors de la réunion tenue ce mardi par le chef de l'État et les notables de cette province, afin de trouver une solution à ce conflit qui peut dégénérer en affrontement intracommunautaire. Joint mardi au téléphone par la Rédaction de 7SUR7.CD, Lambert Mende Omalanga pointe du doigt l'actuel vice-premier ministre a.i de l'intérieur qui, selon lui, ne l'a pas informé à temps. "Imaginez-vous que la réunion avec le président était prévue à 13h30. Je ne serais averti qu'aux alentours de 13h25 alors que je me trouvais à ma ferme de Menkao, par les services du vice-premier ministre a.i de l'intérieur", explique l'ancien porte-parole du gouvernement. L'ancien ministre de la Communication et des médias n'a donc pas boudé la rencontre avec le chef de l'État selon ses explications. "J'ai néanmoins appelé le service de la présidence pour m'excuser et le président m'a rassuré qu'il allait également me recevoir", renchérit Lambert Mende. En outre, Mende Omalanga se dit d'ores et déjà satisfait de la position du président de la République qui a promis de respecter la Constitution concernant l'élection du gouverneur dans le Sankuru. Signalons que le chef de l'État a rencontré mardi dernier les notables du Sankuru pour mettre fin à la grave crise qui y persiste au sujet de l'élection du gouverneur et vice-gouverneur. Étaient notamment présents, Christophe Lutundula avec qui il a échangé une poignée de main chaleureuse, Léonard She Okitundu, Basile Olongo, Maguy Kiala, Jean Charles Okoto. Pour rappel, depuis plusieurs semaines, une controverse persiste autour de l'élection du gouverneur de la province du Sankuru, en toile de fond : la candidature unique de Lambert Mende à ce poste après l'invalidation de la candidature de Joseph Mukumadi par la Cour d'Appel du Sankuru. Décision que le Conseil d'État a cassé à son tour. Depuis cet imbroglio politico-juridique, l'élection n'a pu être organisée malgré l'insistance de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Élysée Odia