RDC/Vérité des urnes : M. Fayulu plus qu'optimiste malgré la déclaration des évêques

En marge de son séjour à Bruxelles en Belgique, Martin Fayulu multiplie des échanges avec la presse locale. Celui qui revendique sa victoire à la dernière présidentielle estime qu'il est plus que temps pour que les occidentaux prennent conscience du caractère souverain du peuple congolais. Aussi, ces derniers par rapport à leurs idéaux doivent militer pour défendre les valeurs d'intégrités dans un pays comme la RDC. "Ce que je peux dire moi aux occidentaux, c'est que le peuple congolais est un peuple souverain, le peuple congolais est allé aux élections, le peuple congolais a choisi ses dirigeants et ce sont ses dirigeants qui doivent gouverner ce pays et non d'autres personnes", affirme Fayulu. Si nous voulons le statuquo allons-y poursuit-il, si nous voulons changer les choses, changeons-les. "Les occidentaux nous ont appris les valeurs chrétiennes entre autre l'intégrité. Est-ce que là c'est vraiment l'intégrité qui prévaut ou c'est la fraude s'interroge", s'est interrogé Martin Fayulu. S'agissant de l'église qui semble prendre ses distances dans son combat pour la vérité des urnes, celui que l'on surnomme le commandant du peuple se dit plutôt optimiste quand à l'aboutissement heureux de cette lutte et estime que les prélats catholiques ont valablement remplis leur mission. "Le cardinal Monsengwo l'a bien dit ici en Belgique que c'est Fayulu qui a été élu et qu'il faut la vérité des urnes, on lui a posé la question où ira-t-il dans cette recherche de la vérité des urnes, il a dit qu'il ira jusqu'où Fayulu ira. Monseigneur Utembi à Londres a bien dit que la vérité étant une vérité des valeurs et de justices, il faut la rétablir. Monseigneur Ambogo a clairement dit par deux fois que c'est Fayulu qui a gagné les élections", explique le coordonnateur de la Dynamique de l'opposition. Pour lui, les évêques sont très conscients et continuent leur travail pour la recherche de la vérité, celle là même que lui et tous les membres de LAMUKA continueront à rechercher. Élysée Odia