11 février 2014 - 11 février 2015 : La Loi-Cadre de l’Enseignement national totalise une année depuis sa promulgation

Le monde de l’Enseignement national célèbre ce jour, le 1er anniversaire de la Loi-Cadre de l’Enseignement national n°14/004 promulguée le 11février 2014 par le président de la république, Joseph Kabila Kabange. Aujourd’hui jour pour jour, cet instrument juridique de réglementation du système éducatif congolais, totalise donc 12 mois d’existence. La mise en vigueur de cette loi, rappelle-t-on, était subordonnée à la prise des actes réglementaires qui, pour la plupart, sont déjà disponibles notamment, le Décret n°14/028 relatif à l’agrément des manuels scolaires à utiliser dans les établissements d’enseignement maternel, primaire et secondaire. Cette Loi-Cadre constitue donc un remède aux nombreuses questions éducatives qui sont restées longtemps sans texte légal ou réglementation, pour la simple raison qu’au jour d’aujourd’hui, plusieurs innovations contenues dans cette nouvelle loi, ont pu être adaptée aux impératifs du système éducatif, à l’évolution Constitutionnelle, aux réalités culturelles, aux besoins fondamentaux ainsi qu’aux Objectifs Mondial du Développement prônés par toutes les nations du monde. Parmi ces multiples innovations, on cite notamment : 1. Le concept de l’éducation de base qui s’articule à l’Enseignement primaire et le secondaire général, soit huit années d’enseignement dit “ de base “ Cette vision étendue, garantie aux apprenants filles et garçons, l’acquisition d’une formation générale ininterrompue solide, qui leur procure des capacités physiques morales et intellectuelles faisant d’eux, des hommes utiles vis-à-vis d’eux-mêmes et de la société ; 2. La réhabilitation du personnel enseignant qui œuvre à cette mission éducative, en améliorant les conditions de sa formation et en organisant à son avantage, un statut particulier qui revalorise la fonction enseignante et qui lui assure de conditions de travail motivant et sécurisant; 3. La mise en œuvre par voie réglementaire, des mécanismes du partenariat éducatif, dans la gestion de l’enseignement national ; 4. Les privilèges accordés à l’Enseignement technique et à la formation professionnelle ; 5. L’introduction au sein de l’Enseignement national, des technologies de l’information et de la communication, facilitant notamment l’Enseignement ouvert à distance; 6. La possibilité pour les Etablissements de l’Enseignement national, de créer et de développer des activités d’autofinancement; 7. L’introduction progressive à l’université, du Système Licence-Maîtrise-Doctorat (LMD), dont la finalité est d’harmonier le cursus dans l’Enseignement; 8. La création des écoles supérieures ou l’admission est sélective et dont la mission est de former de hauts cadres, en fonction des besoins réels de la société. De tout ce qui précède, il y a lieu de déduire que la nouvelle Loi a pour finalité l’accès à l’éducation scolaire par tous et pour tous ; la formation des élites pour un développement harmonieux et durable et l’éradication de l’analphabétisation. Par José Wakadila