RDC - coupure du signal de la RTVS1 : le CSAC a saisi la ministre des médias pour connaître les "dérives et les manquements" reprochés à ce média (C. Kanyimbo) 

Publié ven 12/07/2019 - 14:49
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Les membres de l'Assemblée plénière du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC) se sont réunis en session extraordinaire jeudi dernier à Kinshasa. 

Parmi les points abordés lors de cette session, il y a le dossier relatif à la coupure du signal de la RTVS1, chaîne de télévision proche de la coalition Lamuka. 

À ce sujet, le CSAC, qui fait savoir qu'il n'en dispose pas tous les éléments, dit avoir saisi la ministre a.i de communication et médias pour obtenir ce dossier, en vue d'examiner les dérives et manquements, dont on reproche à cette station de télévision.
 
"Nous avons reçu leur mémo qui nous demande de nous impliquer dans ce dossier et nous avons saisi la ministre de la communication et médias pour nous transmettre ce dossier en vue d'une mise en procédure éventuelle pour examiner les dérives et les manquements constatés dans ce média. Pour le moment, nous n'avons pas d'éléments pour dire quoique ce soit pour ce dossier", a indiqué Chantal Kanyimbo, porte-parole du CSAC. 

Par ailleurs, elle annonce que les membres de l'organe régulateur des médias en RDC ont décidé d'octroyer un avis conforme à la radio CENCO et radio Louange, "après examen de leurs dossiers", précise C. Kanyimbo. 

C'est depuis le samedi 29 juin dernier que le signal de la RTV1 a été coupé, sans "avoir été signifié du motif au préalable", avaient informé ses agents lors de la dernière marche organisée à Kinshasa. 

Cependant, il faut noter que cette station de télévision propose depuis un certain temps une émission politique dénommée "spécial Lamuka", à travers laquelle les communicateurs de cette plateforme de l'opposition évoquent des sujets politiques du pays, taclant parfois jusqu'à la limite du tolérable le pouvoir en place. Ce qui serait à la base de cette coupure, selon certains médias congolais.
Si à RTVS1, il est parfois reproché l'incitation à la haine tribale et à la violence,  la procédure de la coupure de son signal est aussi condamnable, selon plusieurs ONGs

P.M.