RDC: La LICOCO fustige la passivité des autorités des parquets judiciaires dans les traitements des dossiers de corruption 

Publié mar 28/01/2020 - 13:09
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Au cours d'une conférence de presse ce mardi 28 janvier 2020, le secrétaire exécutif de la Ligue Congolaise contre la Corruption (LICOCO) est monté au créneau pour fustiger "l'attitude complice" dans le chef des autorités des parquets judiciaires de la RDC qui font montre de laxisme dans les traitements des affaires de corruption déposées devant leurs juridictions ces 5 dernières années. 

Ernest Mpararo recommande donc aux cours et tribunaux d'examiner "dans l'urgence" ces dossiers pour que les personnes coupables d'actes de corruption subissent la rigueur de la loi. 

À l'en croire, les affaires de corruption éclaboussent dans la plupart des cas les autorités politiques. Ces dernierès instrumentalisent souvent le parquet judiciaire pour étouffer ces dossiers qui font couler beaucoup d'encre auprès de l'opinion nationale et internationale pour ne pas sanctionner les personnes impliquées. 

Dans son plaidoyer, La LICOCO a répertorié 10 dossiers de corruption se trouvant dans les bureaux des procureurs qui sont restés sans suite. Parmi lesquels: 

1. L'affaire 15 millions de la Présidence ; 

2. Dossier 128 millions de la Gecamines ; 

3. Dossier Bukanza Lonzo ; 

4. Dossier Redevance Logistique et Terrestre de l'ex ONATRA ; 

5. Dossier Go Pass de la Régie des Voies Aériennes (RVA) ; 

6. Dossier Routes et autres infrastructures construites par le contrat chinois ; 

7. Dossier Fonds de promotion de l'industrie (dettes contractées par des politiciens et non encore remboursés auprès du FPI); 

8. Dossier construction des passerelles sur le Boulevard Lumumba ; 

9. Dossier BIAC ; 

10. Dossier MINOCONGO. 

"Nous devons nous mettre debout pour dire que nous ne sommes pas d'accord. Les cours et tribunaux ne jouent pas leur rôle. C'est des milliards qui sont détournés. Ces sommes peuvent créer de l'emploi...", a déclaré E. Mpararo. 

Pour éviter à l'opinion de spéculer, il sollicite l'implication de tous les Congolais pour réclamer à la justice de faire la lumière sur tous les cas de corruption. 

Par ailleurs, E. Mpararo annonce la mise sur pied, avec d'autres organisations de la société civile, d'une plateforme pour le suivi des partenariats des entreprises publiques minières qui aura pour but d'aider celles-ci à renégocier des contrats qui sont en leur défaveur. 

La RDC est parmi les pays les plus corrompus au monde. Selon l'indice de perception de la corruption publié par Transparency International en 2019, la RDC occupe la 168ème position sur les 180 pays avec un score de 18%. 

Merveil Molo