RDC: Le budget de l'État n'est pas à confondre avec le plan de trésorerie qui est révisable à tout moment (ministères des finances et du budget)

Publié jeu 20/02/2020 - 08:45
7sur7

Le gouvernement est catégorique : le budget n'a jamais été revu à la baisse. Pour sa révision à la hausse ou à la baisse, il faut une loi au parlement, martèle-t-il, en  insistant sur le fait qu'il ne faut pas confondre un plan de trésorerie et une loi des finances. Le premier est révisable et ajustable à tout moment en fonction de la conjoncture économique et financière (bonne ou mauvaise) alors que le second ne peut être modifié que par une loi modificative du parlement.

Ces précisions ont été apportées au cours d'une conférence de presse conjointe, animée le 19 février au cabinet du ministre des finances par Jean Marie Bamporiki et Vincent Ngonga Nzinga,  respectivement directeur de cabinet du vice-premier ministre et ministre du budget (Jean Baudoin Mayo) et directeur de cabinet du ministre des finances (José Sele Yalaghuli).

Ces précisions ont été faites pour dissiper la confusion née dans l'opinion après la publication du plan de trésorerie par le ministère des finances.

Les deux directeurs de cabinet ont affirmé que le plan de trésorerie (PTR) est un outil de gestion et de pilotage du budget au regard des fluctuations de la conjoncture et des contraintes trouvées sur le terrain.

  ''Le Plan de trésorerie  est un document interne au ministère des finances qui vise à prévenir les risques d'endettement de l'Etat. Et partant,  à assurer la soutenabilité du budget. Ainsi, le plan de trésorerie est dynamique,  revisable et ajustable à tout moment,  en fonction des données en présence. Il peut être établi sur la base annuelle où infra-annuelle.  Le fait de l'établir sur une base annuelle n'amène pas à le confondre avec le budget de l'État.'', a dit Vincent Ngonga.

Le directeur de cabinet du ministre des finances affirme que la publication du PTR sur le site du ministère est une exigence du Fonds monétaire international (fmi) après la conclusion avec la RDC du Programme de référence en décembre 2019.

Sa non-publication allait entraîner le renvoi du Programme de référence, a-t-il fait savoir. Car il figure parmi les 5 critères structurels du programme de référence, poursuit-il. 

Par ailleurs,  explique  V. Ngonga,  le PTR dérive de la conjoncture économique et financière. La version publiée est la deuxième,  précise-t-il.

Se voulant rassurant,  le ministère des finances soutient que le PTR courant en annualisé peut s'approcher du PTR découlant de la loi des finances (près de 14.000 milliards de FC, soit 8 Milliards $).
Cela passe par l'application stricte et sans délai des mesures d'accompagnement des recettes publiques retenues dans la loi des finances 2020 ainsi que des mesures susceptibles de favoriser leur accroissement, a-t-il dit. Il a conclu sur la nécessité de la mise en place de la chaîne de la recette après celle de la dépense.

Pour sa part Jean Marie Bamporiki a insisté sur le fait que la loi des finances n'a pas changé.
Le plan d'engagement étant le frère siamois du Plan de trésorerie,  son ministère a ajusté les engagements par rapport au PTR.

À signaler que le budget de l'État comprend : le budget général,  les budgets annexes et les comptes spéciaux.
Le budget 2020 a été voté en équilibre à 18.545  milliards FC (11.8 milliards $).