Maniema : Le corps scientifique de l'ESU dans la rue pour exiger la majoration de salaire 

Publié jeu 06/08/2020 - 17:16
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Le corps scientifique de l'Ensiegnement Supérieur et Universitaire (ESU), dans la province du Maniema est descendu dans la rue pour réclamer la majoration de salaire ce jeudi 6 août 2020.

Ledit corps est notamment constitué des chefs de travaux et des assistants. Ces derniers ont déposé leur mémorandum au gouverneur de province qui a promis de le transmettre à sa hiérarchie.

Dans ce mémo adressé au président de la république, Félix Antoine Tshisekidi Tshilombo, ce corps enseignant des universités et instituts supérieurs publics dénonce en outre « un paiement sélectif et discriminatoire ».

« Nous, corps scientifique de l'ESU-Maniema, ayant été engagé et/ou promu au grade d'assistant et de chef de travaux au cours de la période de 2009 à 2019, recourons au près de votre haute autorité pour dénoncer le paiement sélectif et discriminatoire », peut-on lire dans ce mémo.

Les chefs des travaux et assistants de l'ESU-Maniema accusent également le ministère d'État en  charge du budget qui ordonnerait le paiement de certains de leurs collègues promus à la même période.

« Certains collègues aussitôt promus sont payés immédiatement à leur garde par le biais des démarches politiciennes », s'indignent-ils.

Ils recommandent ainsi la mécanisation de chefs de travaux et assistants « au prorata de leur grade respectif ». C'est notamment, l'octroie de la prime proportionnelle au grade ainsi que la majoration de salaire du corps scientifique.

Ils proposent par ailleurs un salaire estimé à 3.000 dollars pour un chef de travaux, 2.000 dollars pour un assistant du deuxième mandat et 1.800 dollars pour un assistant du premier mandat. Cette majoration, disent-ils, permettra de poursuivre avec le troisième cycle et ainsi répondre à l'instruction 021 du ministère de l'ESU en rapport avec les exigences du Diplôme d'Études Approfondies (DEA) ou Diplôme d'Études Supérieures (DES).

« Si ces revendications ne sont pas prises en compte d'ici la fin du mois d'août, nous sécherons le cours », ont-ils menacé.

Morisho Tambwe, à Kindu