RDC : Une enquête permet de démanteler un réseau de trafic de cornes de rhinocéros blanc au ministère de la culture et arts

7SUR7

Alertée par Interpol, la police nationale congolaise (PNC) a interpellé le mercredi 17 et jeudi 18 février 2021 quatres fonctionnaires du ministère de la culture et arts, impliqués dans le trafic de cornes de rhinocéros blanc, après qu'une corne de cet animal ait été saisie à l'aéroport de Singapour, en provenance de la République Démocratique du Congo.

Selon Radio France Internationale (RFI), tout part d'un colis qui attire l'attention des services aéroportuaires de Singapour, une cité-Etat d'Asie du Sud-Est. Le colis était en figurines  d'éléphants en bois emballées dans un tissu d'une figure religieuse. En l'ouvrant, la police singapourienne découvre que c'est une corne de rhinocéros blanc, pesant un kilo et demi qui est cachée. Ce colis était accompagné des documents officiels signés par des fonctionnaires du ministère de la culture et arts, autorisant l'exportation des oeuvres d'art d'artisanat et ethnographiques.

A part ces personnes arrêtées par la police congolaise à Kinshasa, plusieurs autres qui sont en fuite et recherchées, dont un artiste, qui serait l'expéditeur de ce colis. L'agent de ce dernier a été arrêté le 18 février dernier.

Selon  toujours la police singapourienne, le destinataire final de ce colis se trouvait au Vietnam. Dans ce pays et plusieurs autres de l'Asie, les cornes de certains animaux, notamment le rhinocéros blanc et l'éléphant, sont très prisées. Réduites en cendre, la médecine traditionnelle de ces pays asiatiques leur attribue des vertus curatives et aphrodisiaques. 

Signalons que c'est depuis 1977 que les rhinocéros sont inscrits à l'annexe I de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). 

Cette convention dont la République Démocratique du Congo est signataire, réglemente le commerce international des spécimens des espèces inscrites à ses annexes.

Bienfait Luganywa