RDC : Avec la possibilité pour les ex-Kulunas de produire 2.000 bancs par mois, le Service national veut appuyer la gratuité de l’enseignement 

7SUR7

À Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami, après plus d'une année de lavage de cerveau, d’alphabétisation et d'apprentissage au métier, des anciens Kulunas sont devenus des bâtisseurs,  agriculteurs, mécaniciens et menuisiers grâce à l’encadrement du général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Un motif de satisfaction pour cet officier supérieur de l'armée qui a révélé à la presse lundi dernier, qu'avec seulement le premier bataillon de ces anciens kulunas reconvertis, le service national peut produire 1.000 bancs par mois, une production censée appuyer la gratuité de l'enseignement de base en RDC.

"Notre objectif immédiat c'est qu'avec ces jeunes, pendant qu'ils sont en formation, nous sommes capables de fabriquer 1.000 bancs scolaires par mois seulement avec le premier bataillon, pas avec l'ensemble du régiment qui est en formation", a dit le général Kasongo Kabwik, qui précise que ces bancs peuvent chacun contenir 3 élèves.

Et de poursuivre : "Si nous arrivons à faire 2 gonds, 1.000 bancs le matin et 1.000 bancs le soir, nous sommes en mesure de scolariser 6.000 élèves le mois".

Selon le commandant du Service National, l'autre objectif immédiat est de pouvoir, avec les bâtisseurs de Kaniama-Kasese, construire des écoles et scolariser jusqu'à 4 millions d'élèves dans une projection décennale. 

"L'objectif c'est qu'avec un bataillon, nous puissions construire 50 salles de classes de 50 élèves par année...maintenant faites les calculs, nous avons 4 bataillons. Donc par année, nous serons en mesures de scolariser 200.000 élèves (au rythme d'un travail en deux gonds, ndlr). Imaginez maintenant,  nous dupliquons cette expérience qui est au centre pilote LD Kabila, dans chaque province, avec ne fusse qu'un bataillon des bâtisseurs.  Quand vous multipliez ça sur 10 ans, nous serons en mesure de scolariser plus ou moins 2 à 4 millions d'élèves juste avec les bâtisseurs. Vous voyez que le pays peut aller de l'avant", a ajouté ce général des FARDC.

Il s'est fixé des objectifs à court terme pour que ces « bâtisseurs » contribuent à la gratuité de l’enseignement de base.

7sur7

 

"…dans l'immédiat, nous voulons que d'ici la prochaine rentrée scolaire 2022-2023, que le service national avec ses bâtisseurs dans la contrée et ailleurs, soit en mesure de scolariser pas moins de 50.000 élèves. Construire les écoles, on met les meubles, les élèves entrent. Nous l'avons dit, ces jeunes n'étaient pas venus en prison. Ils sont venus pour être réinsérés et être utiles à la société", a-t-il dit. 

À l'en croire, cette production sur le plan scolaire du service national pourrait venir en appui à un projet initié il y a plus d'un mois par le gouvernement congolais. 

Moise Dianyishayi