Nord-Ubangi : Le vice-gouverneur accusé d'éjecter une autorité coutumière de son fauteuil pour des "fins politiques"

7SUR7

Oscar Oshobale, vice-gouverneur de la province du Nord-Ubangi est accusé d'éjecter le chef du groupement Mono-Bubanda, Ergandesho Ernest Yabada, de son fauteuil pour des fins politiques.

Dans une correspondance parvenue à la rédaction de 7SUR7.CD le dimanche 16 Janvier dernier, la famille de cette autorité coutumière indique que le vice-gouverneur Oscar Oshobale aurait fait savoir à ce chef de groupement que tant qu'il sera au pouvoir « il ne [va, ndlr] pas travailler pour la simple raison que lors des élections de 2018, il [le vice-gouverneur Oscar Oshobale, ndlr] n'avait pas eu de voix à Bubanda, chef-lieu du secteur de Bosobolo ».

D'après ce document, le chef du groupement précité a été réhabilité dans ses fonctions par le tribunal de grande instance de Gbadolite, chef-lieu du Nord-Ubangi. Cependant, poursuit la même source, « son salaire est versé dans le compte d'une autre personne » qui le perçoit indûment en violation pure et simple de la décision judiciaire rendue en sa faveur.

« Les droits des chefs coutumiers sont totalement bafoués. [Ils sont abandonnés, ndlr] à leur triste sort », lit-on dans la correspondance de ladite famille régnante qui appelle le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi à s'impliquer pour que monsieur Ergandesho Ernest Yabada puisse rentrer dans ses droits.

La même source ajoute que « monsieur Ergandesho Ernest Yabada dispose de tous les documents et les médailles » qui attestent que c'est lui l'autorité coutumière attitrée pour gérer cette entité. 

Contacté par 7SUR7.CD ce lundi, le vice-gouverneur du Nord-Ubangi, Oscar Oshobale, s'est abstenu de réagir face à ces allégations faites contre lui.

Des sources contactées sur place à Bosobolo qui requièrent l'anonymat indiquent à 7SUR7.CD que « la suspension de cette autorité coutumière par le vice-gouverneur Oscar Oshobale pour des raisons politiques remonte en décembre 2020 lorsque le gouverneur Izato Nzege Koloke était sous le coup d'une motion ».

Elles en appellent à une solution d'urgence de la part des autorités compétentes notamment le chef de l'État et le vice-premier ministre et ministre de l'intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Daniel Aselo, pour préserver la paix sociale dans cette partie de la République démocratique du Congo.

César Augustin Mokano Zawa